mercredi 30 décembre 2015

Le supplice du santal, Mo Yan

L'histoire : Extrême fin du dix-neuvième siècle. La Chine impériale est aux mains des "grandes puissances" du moment, au premier rang desquelles l'Allemagne de Bismarck : en l'absence d'empire colonial, elle y trouve le moyen de s'approvisionner à bon compte en matières premières et en denrées rares. La Belle Époque dites-vous ? Pas en Chine en tout cas et pas en ce temps-là... Les paysans se révoltent et sont durement réprimés par les armées étrangères qui s'appuient sur le système du mandarinat, fortement attaché à ses privilèges. Dans ce contexte historique mouvementé, Mo Yan nous décrit le destin funeste de Sun Bing, un chanteur d'opéra "à voix de chat" (une forme populaire apparue à cette époque) qui va être victime d'un concours de circonstances devant le conduire à un supplice particulièrement cruel, le "supplice du santal. Sa fille tente tout pour le sauver, elle-même prise dans un trio amoureux. 

Quatrième de couverture : Quatre hommes tourmentent la très belle Meiniang: son père Sun Bing, chanteur d'opéra, condamné au supplice du santal pour rébellion. Son beau-père, le redoutable Zhao Jia, accompagné de son fils, le boucher Petit-Jia, pour mettre à exécution la plus cruelle des tortures. Son amant, le très amoureux Qian Ding, reste en sa qualité de préfet de l'empire, le seul capable de dénouer ce drame...

Mon avis : Bien que complexe dans sa structure et dans les rapports entre les personnages ce roman se lit aisément et passionnera le lecteur du début à la fin, des péripéties et des personnages hauts en couleur et dignes d'une bonne pièce de théâtre. L'alternance des points de vue et des allées et venues dans la chronologie permettent au lecteur de reconstituer le fil des événements. L'auteur restitue parfaitement le déroulement d'une action : le point de vue de chaque personnage est incomplet, il faut les mettre bout à out pour comprendre un événement dans sa globalité. D'un autre côté, le point de vue interne nous permet de mieux connaître et comprendre ces personnages si réalistes et décrits avec une telle précision qu'on se les représente parfaitement (les comparaisons à des animaux n'y sont pas étrangères). Ce procédé crée également une proximité telle qu'on se prend d'affection pour chacun d'entre eux malgré leurs défauts. 
Avec les prix Nobel, je ne suis jamais déçue. Le style d'écriture est toujours d'une très bonne qualité. Mo Yan alterne vulgarité et finesse. Les figures de style typiquement asiatiques et le récit sous forme de conte nous emporte loin dans la Chine de la fin du XIXème siècle. Même s'il s'agit d'une culture et d'une époque que je connais très mal, ces lacunes ne m'ont pas empêchée d'apprécier une histoire riche de détails (mais pas trop). Au fond, n'est-ce pas le but d'un écrivain ? Outre le style qui nous emporte, n'oublions pas le récit en lui-même qui accapare le lecteur tout entier dans cet imbroglio familial et péripéties amoureuses, une véritable épopée qui se dévore sans faim. Les digressions temporelles et dialogues internes, mêmes s'ils nous permettent de tout comprendre, forment un excellent procédé autour du suspense, tenant le lecteur en haleine jusqu'au dénouement final. 
J'en profite enfin pour souligner l'importance de l'opéra chat dans ce roman dans une mise en abîme stupéfiante.

Pour aller plus loin :  Un voyage en Chine pour approfondir la connaissance de cette culture ? Beaucoup plus accessible, le Palais de Tokyo à Paris mais encore, je vous suggère d'écouter le Duetto buffo di due gatti de Rossini qui vous plongera encore dans cet air d'opéra bouffe et qui prend tout son sens dans le roman.


vendredi 25 décembre 2015

Les indispensables de l'hiver


 Ca y est, en plus d'être Noël, c'est officiellement aussi l'hiver ! J'espère que le Père Noël vous a gâté(e)s et qu'il vous a apporté plein de bonheur au pied de la cheminée. En ce qui me concerne, je guette toujours la météo et me désespère de voir le mercure aussi haut (les écolos sont-ils les seuls à ne pas s'en réjouir ?). Bref, je préfère préparer ma peau, on ne sait jamais, le retour de bâton peut être rude. Pour éviter l'effet peau de croco, mieux vaut prendre les devants et assurer avec des produits plus riches qui nourriront votre peau en profondeur. Ne vous inquiétez pas, j'ai un plan de défense imparable !

1- Les baumes à lèvres et autres labello :

Qu'on se le dise, c'est mon pêché mignon. J'adore les baumes parfumés (toujours en tube parce que je trouve très peu hygiénique de tremper mon doigt dans un peau et de le mettre sur mes lèvres). Ceux d'Yves Rocher restent des incontournables (amande, beurre de karité, framboise...). Côté hydratation, pourtant, rien ne vaut la qualité des labello, les vrais. Ils restent tout de même très abordables. Pour ma part, je trouve que les baumes à lèvres des autres grandes marques, plus chers, sont dispendieux et inefficaces. Cette année, j'ai changé du classique, le bleu, pour un rose qui fait aussi office de rouge à lèvres. Ceci dit, si j'adhère à l'arôme framboise (sans déconner !), la couleur est un peu trop pailletée à mon goût et n'a pas grand chose à voir avec le fruit.

2- Lait douceur au beurre de karité, Nivea : 
Avec le froid et le frottement des jeans, pour éviter d'avoir une peau de croco, j'adopte des crèmes riches et des beurres corporels. La marque Nivea, vous la connaissez bien, elle s'occupe de toute la famille. Vu l'étendue de leur gamme de crèmes, petits et grands y trouvent forcément leur compte. Celle-ci est enrichie au beurre de karité. Elle est très efficace et rend les jambes toutes douces. C'est simple et efficace, et moi j'aime quand c'est simple et efficace.

3- Les crèmes pour les mains : 

Alors, là, comme pour les baumes à lèvres, je les collectionne. J'en ai partout : dans le sac à mains, près du canapé, près du lit... La plupart des marques en font des parfums tous plus addictifs les uns que les autres (mention spéciale à l'Occitane dont le format du tube est très pratique pour l'emporter partout). Ceci dit, en cas d'engelures sévères (je me lave les mains à l'eau chaude, pas bien !), il faut employer l'artillerie lourde et pour cela, rien de mieux que la Neutrogena qui vous soulagera efficacement.

 J'espère que ce plan de défense vous servira un jour si ce n'est cet hiver ;)

lundi 21 décembre 2015

Test Beurre de karité bio de Zeyna


Beurre de Karité bio

Zeyna est une marque de cosmétiques orientaux bio et naturels. Nous n'avons pas toujours une bonne image de ces produits et j'ai voulu tester par moi-même pour savoir si cela convenait mieux à ma peau. Si je devais avoir une bonne résolution pour l'année 2016, ce serait de me tourner davantage vers ce type de produit.

On ne peut pas dire que les températures soient vraiment basses mais avec l'hiver, je souhaitais un soin pour le corps plus riche mais qui la respecte tout autant. Je me suis donc tournée vers ce beurre de karité qui s'applique aussi bien sur le corps que sur les cheveux. Sans odeur, vous n'aurez donc aucun parfum sucré et chimique à l'ouverture ou sur la peau.
En application tel quel sur la peau, il faut chauffer un peu le beurre. La texture est difficile à travailler et à faire pénétrer.

Je ne l'ai pas tester sur les cheveux mais pour les pointes abîmées, il paraît qu'il fait des miracles.

C'est du beurre de karité pur. Autrement dit, on ne peut pas l'utiliser tel quel. Pour les adeptes des DIY, c'est un produit brut que l'on doit travailler, le monter en chantilly, l'incorporer à d'autres préparations. J'avoue que je ne suis pas suffisamment douée pour en faire quelque chose de bien. Je n'ai donc pas vraiment été conquise par ce produit mais il est plus probable que ce soit à cause de mon manque d'expérience que du produit en lui-même. Avant de vous lancer dans la tambouille, je vous conseille donc de parcourir les blogs beauté naturels qui prodiguent un tas de conseil sur le sujet.

Son prix : 10 €
Ce n'est pas excessif pour un produit de qualité mais encore faut-il que je m'y habitue ! Je ne suis pas encore prête à renouveler l'expérience. 

vendredi 11 décembre 2015

Mes indispensables pour les yeux


Pour les yeux, j'ai deux indispensables dont je ne peux pas me passer : le mascara et l'eye-liner. Ils font partie de toutes mes mises en beauté depuis que j'ai commencé à me maquiller. Ils mettent en valeur mes yeux, me rendent plus féminine. Bref, ce sont sans conteste les deux accessoires que j'emporte partout. 

Tout d'abord, le mascara : j'ai la chance d'avoir des cils longs et assez fournis. Je suis très difficile pourtant puisque le mascara doit me les recourber sans faire de paquets (ce qui n'est pas le cas de celui que j'ai pris en photo). Je le prends généralement waterproof. Je préfère à cause du mauvais temps, des yeux qui pleurent... bref, on n'est jamais à l'abri d'une catastrophe. Je n'ai jamais eu aucun problème de cils en me démaquillant chaque soir. Pour moi, le maquillage n'est pas terminé sans ce petit outil indispensable pour un regard de biche.

Quant à l'eye-liner, je l'utilise depuis presque aussi longtemps. Je le trouve tellement féminin ! Je l'utilise en mode retro années 60 ou plus fins, façon orientale. Je suis loin d'être une pro pour la pause mais je me débrouille plutôt pas mal. Peu importe sa forme (pinceau, feutre...), j'arrive à me dépatouiller. Je l'utilise très souvent seul ou en touche final sur des dégradés de fards à paupière. Je trouve qu'il met en valeur mon regard. Côté couleur, je n'utilise que du noir : c'est chic, élégant et surtout naturel pour mes yeux marron. Les autres couleurs me donnent l'impression de ressembler à un clown. Je vote plutôt pour un regard intense et séducteur. 


Et vous, quels sont les produits indispensables que vous utilisez quotidiennement ou presque ?

dimanche 6 décembre 2015

Les nouveautés du mois de novembre


On ne peut pas vraiment que ce sont des nouveautés mais ce sont les produits que j'ai beaucoup utilisé ce mois-ci. Certains, vous devez les connaitre depuis longtemps. Je partage donc mes impressions sur ces produits avec vous. Je suis désolée car certaines photo sont de mauvaises qualité, je me suis un peu dépêchée pour vous pondre cet article et la lumière était vraiment pourrie ^^"

Palette "The Nude Tude", The Balm : 

J'adore les palettes, c'est une des choses que j'aimerais acheter tout le temps, avec des couleurs parfois semblables, bref c'est une catastrophe. Je ne veux pas trop m'étendre sur ce produit car je vous prépare prochainement une revue complète sur les produits The Balm. Je vous dirai juste qu'aux premiers abords, l'aspect poudreux des fards à paupières sont un peu déroutant mais qu'on s'y fait assez rapidement. Je n'ai pas arrêté de me maquiller avec ces couleurs nudes, marron, chaudes. De très jolis maquillages à réaliser. C'est d'après moi une indispensable et d'un très bon rapport qualité-prix (35 €). 

 Vernis Mini 40 secondes Agnès B :

Vous le savez peut-être mais la marque a arrêté la vente de maquillage. Vous ne pourrez donc plus le trouver. C'est un vernis que j'ai depuis longtemps, oublié au fond de mon tiroir et que j'ai redécouvert ce mois-ci. Je cherchais un rose pâle assez discret, quelque chose qui se rapprochait du nude (oui, c'est ma période). On ne peut pas dire que ce soit une couleur de saison, je suis d'accord. Les paillettes restent assez discrètes, ce qui me convient tout à fait et elles apportent juste de la brillance à l'ongle. C'est un rose qui les magnifie en somme. 



 Rouges à lèvres Color riche "Rose perle n°265" et Sublime "n°102" de l'Oréal :

Cette fois, ce sont deux couleurs de saison. Je ne sais pas si vous verrez bien les nuances sur les photo. Il y a cette couleur framboise, très lumineuse, très féminine, qui était parfaite avec l'automne et puis ce beige avec des tons marron. Celui-ci, je le mets pour réhausser un maquillage nude, pour donner plus de peps. Tous les deux, bien que très différents l'un de l'autre, ont une très bonne tenue et sont très agréables à porter. Les deux packages sont simples mais élégants. On est rarement déçu avec l'Oréal....


 Fard à paupière Color infaillible "Smocky Green n°29" de l'Oréal :
L'Oreal Infallible in Smoky Green
Je cherchais du kaki puisque j'avais terminé le mien. C'est une couleur que je porte souvent, peu importe la saison. Celle-ci tire davantage vers le vert-sapin. Très intense, elle vous permettra de réaliser des maquillages sombres et mystérieux. Le fard est très facile à travailler et j'ajouterai qu'il tient ses promesses puisqu'il ne bouge pas de la journée.

Serum "Bust High & C" de Talika : 

Je n'ai pas retrouvé le sérum Bust 2.0, je crois qu'il n'existe plus. J'ai donc pris celui-ci, plus cher (49 €). Il est légèrement plus grand toutefois. Mais cette fois, j'ai vraiment l'impression de prendre un coup de vieux en adoptant un produit pour une autre tranche d'âge. Ce sérum est assez différent de l'autre (pour plus de détails, voir mon article Ces indispensables qui nous sauvent la vie). Au niveau de la texture, il faut davantage penser à une crème. Mes seins ne semblent pas plus volumineux, ni plus fermes. J'ai juste l'impression de leur passer une crème anti-rides ce qui bien sûr est sans effet compte tenu de mon âge... ^^"


Voilà, c'est tout pour ce mois-ci. N'hésitez pas à me dire quels ont été vos produits chouchous en novembre et partager vos découvertes.