vendredi 29 avril 2016

Cyanüre, Camilla Läckberg


Cyanure

Quatrième de couverture : Quelques jours avant Noël, Martin Molin, le collègue de Patrick Hedstöm, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur un île au large de Fjälbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l'industrie, leur annonce une terrible nouvelle avant de s'effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une odeur faible mais distinct d'amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre…
Offrant une pause à son héroïne Erica Falck, Camilla Läckberg livre un polar familial délicieusement empoisonné.

Mon avis : Beaucoup plus court que les romans, il s'agit d'une nouvelle. Par définition, beaucoup de détails ont disparu du style habituel de l'auteur et je trouve qu'on y perd au change. Je n'ai pas trop adhéré à ce changement. Tout l'intérêt de l'histoire, les émotions des personnages, l'enquête, tout va beaucoup trop vite. Par ailleurs, le protagoniste de l'intrigue, Martin Molin, est bien moins sympathique que Patrick. Un peu niais, il ne progresse pas bien vite... Ok, il est un peu comme Monsieur-tout-le-monde mais quel intérêt dans un policier ? Le thème est sans originalité, mal exploité et je suis désolée de vous le dire, mais la fin est prévisible ce qui est rare dans ses autres ouvrages. Habituée aux retournements de situations et autres péripéties, le roman sied mieux à  Camilla. Pour un huit-clos, je m'attendais à mieux, à plus de suspense... Pour ce type de lecture, préférez un Agatha Christie dont l'hommage n'est pas très réussi.

Pour aller plus loin : On laisse tomber et on reprend les aventures d'Erica Falck à Fjälbacka.

mardi 26 avril 2016

Ma routine du matin : objectif un teint zéro défaut


Qu'on se le dise clairement, ma routine du matin, c'est une accumulation de petites habitudes. Je ne réfléchis pas, je sais ce que je fais grâce à des automatismes précis et le tout, maquillage compris, n'excède pas 15 minutes. Vous l'aurez compris, je cherche des produits efficaces avant tout. J'ai modifié quelques petites choses depuis mon dernier article à ce sujet, du coup, je voulais vous faire part des petits changements avec l'arrivée du printemps :

Premier geste beauté, on nettoie la peau pour retirer les excès de crème de nuit ou tout simplement pour la préparer à accueillir les soins de jour. Pour cela, je reste fidèle à mon eau micellaire de Bioderma qui respecte les peaux sensibles et déloge les impuretés incrustées dans les pores (croyez-moi, on ne se repose jamais sur ses lauriers même si la peau est propre et nettoyée).

Ensuite, on hydrate. Ma peau sèche doit être protégée des agressions extérieures (le vent sur le quai de la gare, la pollution et l'arrivée du soleil). Première des choses, comme je n'applique pas de sérum, en base protectrice, j'utilise la crème réuniformisante anti-tâches de La Roche Posay. Je ne sais pas si je vous en avais déjà touché un mot mais lors de mon dernier achat, au lieu de prendre celle dédiée au visage, j'ai pris celle pour les mains. Qu'à cela ne tienne, je l'utilise quand même. Avec son indice de protection SPF15, il fait une excellente base pour la suite. Utilisé seul, il n'est pas suffisamment nourrissant (bah oui, andouille !) mais il est vraiment très efficace contre l'apparition des tâches produites par la mélanine, c'est déjà pas mal. Donc, appliqué seul, j'ai la peau qui tire. Je ne fais pas du layering (superposition de couches de soins, technique venue d'Asie et on sait combien ils aiment innover...) mais presque.

Avant d'avoir découvert le produit suivant, j'appliquais une couche de crème hydratante (Bioderma ou Nivea, je vous en avais déjà parlé) et je camouflais mes petites imperfections ou cernes avec un bâton correcteur. Mais ça, c'était avant. Depuis que j'ai découvert la BB crème au ginseng d'Erborian (cf. mon test), je ne m'en passe plus ! Je l'utilise tous les jours pour unifier mon teint. Les imperfections sont floutées et je ne pourrai rester telle quelle avec ce teint nude. Désormais, je n'utilise presque plus le bâton correcteur si ce n'est pour les boutons (bah oui, quand même !) et pour les cernes les plus marqués (et encore, je trouve que c'est assez superflu). Arrivé à ce stade, je peux sortir avec une peau correctement protégée et hydratée tout en ayant un aspect quasi zéro défaut. Lorsque j'ai du temps (toujours compris dans les 15 minutes hein !) pour atténuer mon teint terne (souvenez-vous la BB crème est transparente), il m'arrive de travailler un peu les couleurs de mon visage.

J'utilise la terre de soleil Bronzing Powder, lol, "Mat Holidays" de BYS comme bronzer au creux des joues et en base du front (technique du 3) et un coup de blush d'une de mes palettes.
Et là, tout de suite, j'ai meilleure mine. 

Voilà pour ma routine de jour au quotidien : simple et efficace. Un teint zéro défaut ou presque. 

Et vous, avez-vous changé vos habitudes avec le changement de saison ?

samedi 23 avril 2016

L'Etranger, Albert Camus

Résumé : Le livre s'ouvre sur "Aujourd'hui maman est morte". Toute la première partie de l'ouvrage consacrée à ce deuil est vécue dans l'indifférence. Le protagoniste se sent obligé de se justifier vis à vis de la situation par de fréquents "Ce n'est pas ma faute". Un manque d'humanité davantage reproché au personnage que le meurtre de l'Arabe. La distanciation, la déshumanisation progressive du protagoniste le conduit à l'irréparable, à l'acte inhumain par excellence, le meurtre. Indifférent en monde qui l'entoure, à l'amour (de Marie), il agit passivement et subit le monde extérieur. D'où son absurdité. 
Dans la seconde partie, l'absurde est souligné par le procès de Meursault. Plus que le fait d'être jugé pour son crime (le meurtre de l'Arabe est totalement occulté), c'est le procès d'un fils qui n'aime pas sa mère, insensible et rejeté par tous.

Quatrième de couverture : Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...

Mon avis : Pour Albert Camus, la vie des individus, l'existence humaine en général, n'ont pas de sens ou d’ordre rationnel. C’est parce que nous éprouvons des difficultés à accepter cette notion que nous tentons en permanence d'identifier ou de donner une signification rationnelle à nos actes. Le terme « absurdité » décrit cette vaine tentative de l'humanité à trouver un sens rationnel là où il n'en existe pas. Bien que dans L'Étranger Camus ne se réfère pas explicitement à la notion de l'absurde, les principes de l'absurdité fonctionnent dans le roman. Ni le monde extérieur dans lequel Meursault évolue ni le monde intérieur de ses pensées, de même que son comportement, ne relèvent d’un ordre rationnel. Une étrangeté à plus d'un titre : à l'égard de l'autre que soi qui constitue un mystère et l'égard d'une autre culture. Le personnage de Meursault vit sa vie avec une certaine distance (presque d'un point de vue externe) comme simple spectateur. L'acte gratuit de tuer est vécu comme une folie (perte de contrôle, non-sens), un suicide (échec de la vie), une liberté (acte de rébellion contre le monde extérieur) ?
Le point de vue interne est utilisé à dessein. Malgré ce procédé narratif, le personnage reste spectateur à l'image de la scène du balcon : il observe les autres vivre leur vie un dimanche après-midi et lui, reste à l'écart de toute cette agitation. Le style est personnel mais le rendu est le plus impersonnel possible par une suite de constatations méticuleuses du déroulé de sa journée : se laver les mains, se préparer à manger... On ne peut observer aucune émotion. Indifférent à tout même à son propre sort, il se désintéresse de son procès, de sa mort et souhaite davantage que la haine lui fasse enfin ressentir quelque chose. Même le crime commis n'a rien de personnel : embarqué de manière naïve, presque malgré lui par Raymond qui en fait le témoin idéal de ses mauvaises habitudes. 
C’est parce que tous les êtres humains finiront par rencontrer la mort que toutes les vies sont dénuées de sens. Tout au long du roman, Meursault évolue progressivement vers cette révélation, mais il n’en saisit pleinement la réalité qu'après sa dispute avec l'aumônier. Parce que la révolte est la seule réponse à l’absurde.

Meursault, contre-enquêtePour aller plus loin : Je vous propose si ce n'est déjà fait de redécouvrir le point de vue d'un Arabe sur cette affaire, dont je vous ai parlé il y a quelques jours, Kamel Daoud et son Meursault, contre-enquête. Je trouve très enrichissant d'avoir une autre lecture de ce grand ouvrage de Camus. Il s'attache à redonner son importance au meurtre de cet Arabe qui n'a même pas de nom. C'est une autre forme de révolte face à l'indifférence et un combat qui consiste à redonner une identité à une victime.

mercredi 20 avril 2016

Test Erborian


Dois-je vraiment vous présenter cette marque ? Bon, ok, c'est une marque coréenne et tout le monde en est fou. Concrètement, moi, j'ai voulu savoir si ses actifs étaient réellement bons pour ma peau et si c'était vraiment la marque miracle pour avoir une belle peau. Vous me connaissez, je ne me contente pas de suivre le moove, je veux me faire ma propre opinion. Je partais donc du principe que ces produits étaient des petits miracles et je voulais voir le résultat sur mon visage. Tout d'abord, j'ai essayé de les porter seuls et séparément, puis dans un second temps, je les ai combinés pour observer la différence et voir si ces produits se complétaient réellement. Notons tout de même que même s'il s'agit d'une marque coréenne, la liste des ingrédients n'est pas des plus recommandable avec la présence de silicone...

Pink Perfect Crème, 15 ml :

La première chose à noter, c'est une texture assez particulière pour moi qui ne suis pas une habituée des bases de teint : épaisse et fine à la fois, pourtant elle ne laisse pas un fini gras sur la peau. Celles qui aiment avoir un effet glow sur la peau l'apprécieront. Pour ma part, je n'aime pas trop toute cette luminosité (il faut dire que mon teint terne n'est pas habitué lui non plus). Résultat : j'ai l'impression d'avoir la peau luisante des peaux grasses. Même si la marque préconise ce baume également pour les peaux mixtes à grasse, je suis assez sceptique sur le résultat.
En ce qui concerne la promesse de l'affinement du grain de peau, je n'ai pas noté une diminution de l'apparence des pores. Ceci dit, je pense qu'il faudrait la porter un peu plus longtemps que quelques semaines. C'est une bonne crème hydratante avec un effet bonne mine mais seule, elle n'améliorera pas les problèmes de peau. Combinée à la BB crème, c'est déjà beaucoup mieux. 

Son Prix : 13, 50 €

BB crème au ginseng, 45 ml :


C'est de la bombe ! Je crois que j'ai enfin trouvé LE produit pour le teint qui me convient. La texture non grasse, légère, se fond totalement sur la peau. Elle est également agréable à porter. Les promesses sont parfaitement tenues : le teint est unifié, le grain de peau, affiné, les pores atténués. La teinte est juste, elle devient transparente su la peau pour un résultat des plus naturels. La couvrance est juste ce qu'il faut : elle floute les petites imperfections. C'est également une bonne base pour cacher des cernes peu marqués. Pour les gros défauts, il faudra bien sûr y ajouter un fond de teint. Je trouve que c'est un produit parfait pour une utilisation quotidienne, pour avoir un teint nickel et naturel. Vous gagnerez un temps précieux en vous séparant des poudres et autres produits pour le teint (et oui, même pas besoin de poudrer, je vous ai dit c'est magique). En ce qui concerne la tenue, elle est honorable et commence à s'estomper en fin de journée. Bonne matité qui conviendra à toutes les peaux. Un brin asséchant toutefois, je vous conseille de le combiner avec une base hydratante.
Bien sûr, ce petit bijou n'est pas donné. Toutefois, c'est la première fois que je suis aussi satisfaite d'un produit, je suis donc à y mettre le prix (ou à l'acheter pendant les soldes). Et le tube dure assez longtemps puisqu'on a besoin que d'une noisette pour l'appliquer sur l'ensemble du visage.

Son Prix : 35, 90 €


CC Crème HD, 15 ml : 

Soin illuminateur et perfecteur de peau universel. CC pigments véritables « contrôleurs de couleur » contre les rougeurs et le teint terne ou brouillé. Effet bonne mine. Soin hautement hydratant. Floute les imperfections et rehausse le teint. Prévention et action anti-âge. Ce sont les promesses de ce produit. Pour ma part, je trouve que cette crème n'apporte pas grand chose. Hormis sa protection solaire élevée (SPF 45 mais les crèmes solaires font très bien l'affaire). Ok, là, je suis un peu sévère. Pour dire la vérité,  le rendu n'est pas aussi spectaclaire que les autres soins. Il faut mettre une bonne dose de crème pour en voir les effets : le teint est lumineux et unifié mais gare aux imperfections, elles se verront toutes... Tout juste une peau légèrement plus foncée à cause de la pigmentation de la crème mais utilisée seule, elle ne lisse pas les imperfections. Par-dessus le marché, son odeur de pommade est plutôt désagréable. Si elle s'estompe au fil des heures, ce n'est pas le genre d'odeur qu'on aime porter sur le visage. 
Son Prix : 17, 90 €

Mon avis : Le point positif de chacun de ces produits, c'est leur protection solaire. Ils sont adaptés pour une utilisation quotidienne et en ville. De ce fait, ils font, il est vrai office d'anti-âge, mais n'exagérons pas les promesses de la marque. Toutefois, toutes ces crèmes ne se valent pas. Si à la longue, j'ai noté que mes pores s'étaient resserrés grâce à la BB crème, tous les produits ne sont pas aussi efficaces. C'est donc assez inégal en ce qui me concerne. Si je pense que certaines apprécieront la Pink Perfect Crème, pour la CC Crème HD, passez votre chemin. Au final, ce sont des produits de qualité. Combinés les uns aux autres, ils sont plus efficaces et plus hydratants. Pour le coup, mieux vaut suivre les instructions de la marque. Ils peuvent tous servir d'excellente base pour le maquillage pour celles qui ne seraient pas convaincues par leur rendu naturel. Ils favoriseront ainsi la tenue de votre maquillage. Enfin, je j'ajouterai qu'ils ne m'ont pas donné de boutons, ce qui est déjà pas mal. Beaucoup pourront donc supporter leur action. 
Mais, malgré mon amour pour la BB crème, je dois dire que je crains son utilisation sur le long terme. En effet, comme annoncé dans mon introduction, le gros point négatif, c'est la liste des ingrédients. Elle contient énormément de silicones et de cochonneries pas forcément bonnes pour notre peau et notre santé. Une véritable bombe à retardement pour notre peau. A utiliser avec modération donc et bien penser à démaquiller le soir.

dimanche 17 avril 2016

Meursault, contre-enquête, Kamel Daoud


Meursault, contre-enquêteRésumé : Le narrateur, Haroun, est aujourd’hui un vieil homme qui souvent ressasse devant son verre un passé vécu à son corps défendant. Jamais il n’a pu se défaire ni du fantôme de son frère qu’il a très peu connu ni de la tyrannie castratrice d’une M’ma toujours en vie.  Haroun n’avait que sept ans le jour où Meursault tua de cinq balles son frère Moussa, l’Arabe de  l'Etranger. L’acte de vengeance qu’il commettra vingt ans plus tard, aux premiers jours de l’indépendance en 1962, il le considère à posteriori comme une évidence, comme une catharsis nécessaire non pas tant pour lui-même mais pour sa M’ma…

L'écrivain établit d'emblée un parallèle entre le deuil de Camus "Aujourd'hui, ma mère est morte." et le sien, celui de son frère. Le cheminement du deuil est stoppé par l'amertume face au colon. Le reproche est toujours le même : le constat de n'avoir pas droit à l'Humanité. Son frère, dans l'anonymat, en plus d'avoir perdu la vie, a perdu jusqu'à son existence. Sans prénom, sans famille, il est somme toute un dommage collatéral de la colonisation. 
Plus qu'une enquête policière, il s'agit d'une réhabilitation suite à l'injustice : l'assassin a eu son roman, pas la victime oubliée de tous. Une quête de sens, une volonté de comprendre ce geste gratuit : on ne sait pas trop s'il s'agit d'une métaphore du suicide de Meursault, d'une insolation, d'un crime passionnel ? Le parallèle avec l'Etranger se poursuit dans la deuxième partie suite à l'arrestation. Outre l'attente, l'absurde est souligné puisqu'on reproche au personnage principal non pas le crime en lui-même mais le mauvais timing de celui-ci, à 2h du matin, le jour de l'Indépendance. Il aurait fallu tuer le blanc un peu plus tard dans la journée...
 
Quatrième de couverture : Il est le frère de "l'Arabe" tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du XXème siècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun, qui depuis l'enfance a vécu dans l'ombre et le souvenir de l'absent, ne se résigne pas à laisser celui-ci dans l'anonymat : il redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage trop ensoleillée.
Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration. Soir après soir, dans un bar d'Oran, il rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d'un dieu, son désarroi face à un pays qui l'a déçu. Etranger parmi les siens, il voudrait mourir enfin...
Hommage en forme de contrepoint rendu à l'Etranger d'Albert Camus, Meursault contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l'identité. En appliquant cette réflexion à l'Algérie contemporain, Kamel Daoud, connu pour ses articles polémiques, choisit cette fois la littérature pour traduire la complexité des héritages qui conditionnent le présent.
 
Afficher l'image d'origineMon avis : D'une profondeur rare, le roman de Kamel Daoud (Prix Goncourt) irradie une tristesse et une gravité pesantes. L'Étranger d'Albert Camus est l'oeuvre initiatrice, le substrat de Meursault Contre-Enquête ; un univers dont Daoud explore habilement chaque recoin et s'inspire. Pourtant, jamais le nom de Camus n'est cité. Le livre est attribué à Meursault, qui l'aurait écrit lui-même en sortant de prison. Comme s'il s'agissait d'un véritable fait divers, comme si la réalité rejoignait la fiction. D'une écriture simple, l'auteur nous offre le point de vue de l'autre, de "l'Arabe", et évoque le thème de l'indifférence à l'égard de l'étranger. La compréhension du crime ne passe pas par la vengeance mais par le mimétisme avec un autre crime gratuit. Les personnages se substituent les uns aux autres, le protagoniste et son frère, tous les roumis, la plage/Mère patrie. On devrait tous lire un livre comme Meursault, contre-enquête. Pas seulement parce qu'il traite d'un sujet rabattu avec un point de neuf relativement neuf — notre vision de l'Indépendance de l'Algérie est souvent celle du Français, mais aussi pour éprouver une certaine sensibilité, retrouver le goût de la lecture pour les grands classiques de notre littérature.

Pour aller plus loin : Je vous propose pour ceux qui l'ont déjà lu, une deuxième lecture de l'Etranger d'Albert Camus en s'ouvrant à un autre point de vue, celui de la victime, peu évoquée lors de l'étude de ce grand classique de la littérature française.

jeudi 14 avril 2016

Test Crème pour les mains Karité de l'Occitane


 Crème pour les mains au Karité 

Actuellement, j'ai les mains très sèches. Il a fait froid et je ne les ai pas protégées, je fais le ménage et la vaisselle sans gants, bref c'est la cata. Pour couronner le tout, j'ai plein de microcoupures qui me picotent dès que j'utilise certains produits. Cette année, je me suis vraiment laissée aller et mes mains me le font payer. Mes crèmes habituelles ne fonctionnent pas.
Aussi, je me suis tournée vers cette crème enrichie de 20 % de karité. Cette formule est complétée d’extraits de miel, d'amande et d'huile de noix de coco. Produit culte par excellence et qui revient chaque hiver, je le rachète de temps à autres pour combler les besoins occasionnels. En effet, la marque utilise des huiles végétales. Sa texture onctueuse hydrate assez bien la peau que l'on sent instantanément nourrie et apaisée. Cet effet malheureusement ne dure pas. Je suis déjà assez contente sur le court terme mais sur le long terme,e je ne suis pas suffisamment assidue pour juger. 

L'application est très agréable : on a l'impression de mettre une crème fouettée. Et chose dingue, la crème pénètre presque immédiatement et ne laisse pas un fini gras sur la peau, ce que je trouve vraiment pratique lorsqu'on veut s'en mettre en journée. De plus, elle est également efficace sur les autres zones sèches du corps (coudes, genoux, talons). Au niveau de l'odeur, rien de particulier à noter.

J'ai choisi le mini format à transporter partout mais qui chez l'Occitane n'est pas donné. Bien sûr, j'ai cédé au côté pratique et à l'attrait du packaging tout mimi à emporter partout. La fameuse étiquette bleue un brin retro saura vous séduire, c'est sûr. Si vous ne transportez pas le tube, préférez le grand format de 150 ml beaucoup moins cher. Ceci dit, il est vrai que c'est un produit assez efficace.

Son prix : 8 € les 30 ml. 
Le prix au litre est exorbitant. Mieux vaut s'en servir occasionnellement pour retrouver une belle peau ou préférer le grand format.


lundi 11 avril 2016

Ma routine capillaire


Malheureusement, comme la plupart des personnes aux cheveux longs, je cumule les problèmes classiques : pointes sèches, fourches, etc... Si je vous parle aujourd'hui de ma routine capillaire, c'est que j'ai modifié certaines de mes habitudes et que j'ai noté quelques améliorations. Ça vaut peut-être le coup de les partager avec vous pour que vous en bénéficiez vous aussi. Avec des cheveux très secs et des noeuds au moindre coup de vent, j'avais les méthodes suivantes pour en venir à bout : shampooing pour cheveux secs, tout un arsenal de soins et masques nourrissants et démêlants pour lutter contre les noeuds, sans grand succès je dois bien l'avouer. 
Résultat, mon cuir chevelu était agressé : il produisait plus de sébum, pellicules, grattouilles et racines grasses mais toujours aucune amélioration au niveau des longueurs. 

Pour commencer, afin d'améliorer la beauté et la pousse des cheveux, j'ai commencé à prendre de la levure de bière en vue de mon mariage. Il est recommandé de prendre 3 comprimés 3 fois par jour mais je me suis contentée de 2 comprimés à chaque repas. Ce n'est pas miraculeux, toutefois au bout d'un mois d'utilisation, j'ai noté quelques améliorations. Les cheveux étaient moins cassants, plus forts et moins fourchus. Le résultat est plutôt pas mal mais ce n'est pas encore parfait. Après avoir fait quelques recherches, j'ai également demandé conseil à ma coiffeuse. Et là, on change complètement de stratégie.
Fini le shampooing pour cheveux secs, on passe à des shampooings doux, neutres ou pour cheveux normaux, toujours deux fois par semaine et pas plus. Le but est de ne plus agresser le cuir chevelu. Les longueurs, on s'en occupe après.

A raison d'une fois par semaine en alternance, j'applique sur les longueurs et les pointes : un baume démêlant, un masque nourrissant et/ou de l'huile de coco. Et j'ai banni le démêlant de mes habitudes. En effet, il n'avait qu'une action hydratante et non nourrissante. Finalement, ma coiffeuse m'a précisé qu'il n'était pas utile. Je ne notais pas d'amélioration au niveau des noeuds. Aussi, il vaut mieux nourrir les cheveux en profondeur et bannir tous les produits gadgets. 

Résultat : mon cuir chevelu est assaini. J'ai remarqué une diminution des pellicules et mes racines ne sont plus grasses. J'arrive même à espacer davantage les shampooings. Je me concentre sur l'essentiel et je passe moins de temps à entretenir ma chevelure. Elle ne ressemble plus à de la paille et si j'ai encore quelques problèmes de noeuds, ils ne sont plus aussi insolubles qu'avant. Bref, ma nouvelle routine capillaire me convient plutôt bien.

Et vous, quelles solutions avez-vous pour lutter contre vos petits problèmes de cheveux ?

vendredi 8 avril 2016

Le cimetière de Prague, Umberto Eco


Le Cimetière de PragueRésumé : Le dix-neuvième siècle regorge d’événements plus ou moins mystérieux : les Protocoles des sages de Sion, célèbre faux qui incita Hitler à mettre en place l’Holocauste, l’affaire Dreyfus, mais aussi de nombreuses intrigues impliquant les services secrets de plusieurs nations, des loges maçonniques, des conspirations jésuites, ainsi que d’autres épisodes qui, s’ils n’étaient avérés, inspireraient des feuilletons comme ceux d’il y a 150 ans. Umberto Eco a réuni tous ces faits divers et les a imputé à son personnage principal, antisémite, comme pour rappeler que n'importe qui peut être responsable des plus grands faits historiques. Ce roman est un récit à épisodes, dont tous les personnages - protagoniste mis à part - ont réellement existé, jusqu’au grand-père du héros, auteur d’une mystérieuse missive à l’abbé Barruel, lettre qui engendra l’antisémitisme moderne. Le seul personnage de fiction du roman (mais qui ne nous en rappelle pas moins de nombreuses personnes croisées au hasard de nos rencontres) devient ainsi l’auteur de diverses machinations et complots. On y croise fripouilles et francs-maçons, toute une galerie de personnages dignes d'un Balzac. Le tout est un roman à trois voix : le narrateur, le personnage principal et sa conscience. 


Quatrième de couverture : De Turin et Palerme à Paris, nous croisons des hystériques, des satanistes, des escrocs, un abbé qui meurt deux fois, des cadavres dans un égout, des jésuites complotant contre des francs-maçons, des confraternités diaboliques et des carbonari étranglant des prêtres. Nous assistons à la naissance de l’affaire Dreyfus et à la fabrication des Protocoles des Sages de Sion. Nous prenons part à des conspirations, aux massacres de la Commune et à des messes noires… 
Tout est vrai dans ce savoureux feuilleton, à l’exception du principal narrateur, Simon Simonini, dont les actes ne relèvent cependant en rien de la fiction. Trente ans après Le Nom de la rose, Umberto Eco nous offre le grand roman du xixe siècle secret.

Mon avis : L’ouvrage est illustré, à l’instar des feuilletons d’autrefois. Ces images sont des documents d’époque, et pourraient ainsi éveiller une certaine nostalgie chez le lecteur désireux de retrouver les livres de sa jeunesse. On peut d'ailleurs considérer deux types de lecteurs : d’abord celui qui n’a aucune idée que ces événements ont réellement eu lieu, qui ne connaît rien à la littérature du dix-neuvième siècle (Umberto Eco est fantastique, digne d'un  Zola dans ses descriptions du petit peuple) et qui, donc, a pris Dan Brown pour argent comptant et se délectera avec une satisfaction sadique de ce qu’il pensera être une invention perverse, ce qui vaut également pour le personnage principal, assez exécrable et antipathique (faussaire, antisémite, misogyne, il a toutes les qualités). Il y a aussi le lecteur plus instruit, celui qui sait, ou du moins se doute, que des faits sont avérés. Conspiration ou crainte d'une autre guerre de religion, ce roman est d'autant plus d'actualité.S i vous n'aimez pas la grande littérature, celle des écrivains du XIXème siècle, vous n'aimerez pas. Pour les autres, vous vous régalerez, comme moi. Umberto Eco, ce grand monstre de la littérature contemporaine, fait montre d'une grande culture sur la vie parisienne et bien sûr, sur l'Italie de Garibaldi. Une érudition fort bien documentée : le Risorgimento (mouvement pour l'unification du Royaume d'Italie) et la Commune de Paris (1870). S'il faut caractériser en un seul mot le contexte intellectuel, il s'agit de la résurgence massive de l'antisémitisme en Europe, avec la diffusion de la phobie du "complot judaïco-maçonnique mondial", créée ou alimentée par deux célèbres faux historiques : le Protocole des Sages de Sion et, comme épilogue, le bordereau Dreyfus. Entre parenthèses, une lecture psychanalytique à plusieurs niveaux du protagoniste, de son dédoublement et aussi de son antisémitisme, est possible, grâce à un savoureux clin d'oeil au Juif autrichien ("ou allemand, c'est pareil" !) le docteur Froïde, consommateur de cocaïne...

Pour aller plus loin :
Image illustrative de l'article Les Protocoles des Sages de SionLes Protocoles des Sages de Sion est un faux document qui se présente comme un plan de conquête du monde établi par les juifs et les francs-maçons. Ce document a été rédigé à Paris en 1905, par un informateur de l'Okhrana (la police secrète de l'Empire russe), Mathieu Golovinski. Il plagie le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu de Maurice Joly, pamphlet satirique décrivant un plan fictif de conquête du monde par Napoléon III, pour décrire un programme élaboré par un conseil de sages juifs afin d'anéantir la chrétienté et dominer le monde. L'auteur et ses commanditaires veulent convaincre Nicolas II et son gouvernement des méfaits d'une trop grande ouverture à l'égard des juifs de l'Empire. Le livre réunit les comptes-rendus d'une vingtaine de prétendues réunions secrètes exposant un plan de domination du monde qui utiliserait violences, ruses, guerres, révolutions et s'appuierait sur la modernisation industrielle et le capitalisme pour installer un pouvoir juif mondial.
Adolf Hitler y fait référence dans Mein Kampf comme argument justifiant à ses yeux la théorie du complot juif et en fait ensuite l'une des pièces maîtresses de la propagande du Troisième Reich. Il est devenu aujourd'hui tout à la fois une figure emblématique de l'antisémitisme et de la falsification.

mardi 5 avril 2016

Fond de teint rayonnant jeunesse, Couleur Nature d'Yves Rocher


Teint Rayonnant Jeunesse

Fond de teint rayonnant jeunesse, Couleur Nature, Teinte n°200 "Beige, Teint Clair" : 




Que je vous rassure tout de suite, ce n'est pas l'effet jeunesse que je recherchais. Je ne pourrai absolument pas vous donner mon avis à ce sujet compte tenu de mon âge. C'est bête parce que c'est la promesse de ce produit mais moi, je cherchais juste un fond de teint ^^" Moi et les fonds de teint, c'est tout une histoire. Alors tout d'abord, pour rechercher la couleur adaptée à votre carnation, sachez que ce produit existe en 10 teintes aussi peu parlantes que celle que j'ai choisie. Mais j'ai bien choisi (ouf !). Elle correspondait parfaitement à mon teint. Toutefois, si vous le mettez pour une occasion spéciale et que vous êtes prises en photo, il a un rendu orange à l'écran (en tous cas pour ma teinte), oui un peu bizarre la tête de la fille... Sinon, en vrai, le rendu est lumineux et assez naturel tout en unifiant le teint.
La couvrance est légère et me convient parfaitement. Mais, elle ne conviendra pas aux peaux à imperfections (euh, ce produit, souviens-toi est destiné à des personnes qui n'ont plus d'acné...). Il est vrai que ça fait plutôt crème, voire eau de teint pour le coup. Donc, si vous cherchez un effet plâtre, passez votre chemin.
Côté texture, il est assez agréable et facile à appliquer (au pinceau). Bref, un résultat assez naturel et avec lequel je n'ai ressenti aucune gêne (je n'ai pas eu l'impression d’étouffer en bouchant mes pores). Je l'ai bien supporté, pas d'inconfort ou de gêne à noter. Et ça, pour moi, c'est important. 
Enfin, en ce qui concerne la matité, je l'ai trouvé plutôt pas mal. Bien sûr, j'ai poudré mais il ne brillait pas. Bonne performance donc. Très bonne tenue qui garde une répartition uniforme tout au long de la journée.
Enfin, je trouve que le packaging est super classe. La cible est plus âgée, ceci explique peut-être cela : Yves Rocher a tendance à nous faire le coup quelquefois. Ceci dit, il manque un petit capuchon si comme moi, vous n'êtes pas douée et que vous ne voulez pas en mettre partout dans vos placards ou dans votre vanity.

Mon avis : C'est une bonne découverte qui conviendra à plus d'une, j'en suis sûre. 

Prix : 29, 80 € ou 14, 90 € avec les -50 % d'Yves Rocher. C'est plutôt correct parce qu'il vaut bien les fonds de teint des grandes surfaces.

samedi 2 avril 2016

Tuto Make up bon marché avec Yves Rocher

 

Aujourd'hui, je voudrais vous montrer qu'on peut réaliser un très joli make up sans faire un emprunt. Avec des produits bons marché et accessibles à toutes, on peut se maquiller de manière tout à fait convenable. J'ai choisi pour illustrer mon combat d'utiliser principalement la palette Yves Rocher en teinte rosée. Il faut savoir que cette palette existe en plusieurs coloris (bleu, marron...) et doit coûter dans les 25 € mais avec les -50 % fidélité, ça vous la fait à 12, 50 € (je l'ai même eue gratuitement avec mes points fidélité, alors il n'y a vraiment pas de quoi se priver). Certaines, trouveront peut-être que ça fait cher pour 4 couleurs seulement. Honnêtement, les filles, utilisez-vous toutes les couleurs de vos palettes ? Autant choisir une avec des couleurs que vous mettez souvent. D'ailleurs, vous pouvez voir que les fards sont creusés, preuve qu'au moins, je l'utilise. Pour info, la petite image que j'utilise pour illustrer les tuto vient de cette palette ;)


1- Pour commencer, on applique un fard de couleur chair sur l'ensemble de la paupière mobile (n°1422 Beige, Agnès B). J'aurais pu utiliser l'ombre à paupière en haut à gauche de la palette mais j'ai mon petit chouchou...

2- Au niveau du creux de paupière, j'utilise la couleur rose en haut à droite, un peu soutenu , à peine satinée, et estompez bien pour éviter les démarcations.

3- En coin externe, j'applique la couleur prune en bas à gauche, qui va venir intensifier le maquillage. N'hésitez pas à venir faire des mouvements dans le creux de paupière et au besoin, réappliquer autant de fard que l'effet souhaité.  Au centre de la paupière, couleur principale de votre make up, j'utilise ce rose romantique, clair et lumineux. 

4- Enfin, on prend la couleur bordeaux en bas à droite, très foncée et qui tire presque sur le marron une fois sur la peau, pour intensifier le regard en coin externe sans trop l'estomper et éviter un mélange avec les autres couleurs. J'ai également utiliser cette couleur en ras de cils inférieurs pour unifier le tout. Enfin, un maquillage ne serait rien sans un trait d'eye-liner et une touche de mascara. 

5- Pour aller avec ce maquillage, je vous conseille pour la bouche d'utiliser un rose soutenu (n°150 Precious Rose, Gemey Maybelline) avec une touche de gloss pour apporter de la luminosité et une touche de glamour. 

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Produits utilisés pour ce tutoriel :
Fards duo "n°1422 Beige et Brun", Agnès B
Palette Quatuor Poudre Couleur Somptueuse"n°5 Rose Raffiné", Yves Rocher  Mascara Volume et Courbe, The Body Shop
Rouge à lèvres "n°150 Precious Rose", Gemey Maybelline