dimanche 29 mai 2016

L'Italie entre chien et loup, Rosetta Loy

Résumé : L'auteur alterne récit de faits réels, l'histoire noire des années les plus sombres de l'Italie, rythmées par les attentats terroristes et les crimes de la mafia qui peu à peu s'infiltre dans les réseaux politiques et économiques dans le pays, et des souvenirs personnels de l'auteur liés à cette époque.

Quatrième de couverture : Rosetta Loy a écrit ce livre pour laisser un témoignage aux jeunes générations sur les événements sanglants qui ont déchiré l’Italie dans les années 1970, 1980 et 1990 et la marquent encore. 
En proie aux barbaries des terroristes, aux corruptions des politiques et à la terreur qu'exerce la mafia, le pays s'est laissé lentement sombrer dans un chaos contre lequel des juges intègres et des journalistes héroïques se sont révoltés, payant le plus souvent leur courage de leur vie. De l'attentat de la Banque de l'Agriculture de Milan, le 12 décembre 1969, à l'installation du parti néofasciste d'un entrepreneur triomphant, possesseur des médias, la romancière raconte à sa manière, rigoureuse, limpide, documentée, émouvante et scandalisée l'enchaînement des tragédies et le désarroi des observateurs.
Bombes lancées aveuglément dans les lieux publics et les transports, acharnement contre les magistrats et les enquêteurs, chantage, enlèvements, élections truquées, partis crapuleux, suicides inexpliqués, meurtres cyniques : c'est un tableau noir que Rosetta Loy dresse ici.

Mon avis : L'expression "entre chien et loup" désigne ce moment du crépuscule où le jour s'assombrit et où on n'y voit pas bien. On ne peut pas encore dire que c'est la nuit, néanmoins. Bien évidemment cette métaphore s'applique parfaitement aux années de plomb en Italie. C'est une lecture conséquente, pas de futilité, mais l'auteur arrive à ne pas sombrer dans le sentimentaliste. La romancière délaisse la fiction et énonce des faits, elle égrenne les noms des victimes et l'issue des procès avec une impitoyable limpidité. De nos jours, tout la lumière n'est pas encore faite sur certains mystères qui composent l'histoire du pays. J'ai pris plaisir à lire également les souvenirs de Rosetta Loy qui loin d'être inutiles, ramènent un peu d'humanité à cette liste de sang. Ils ancrent également l'histoire dans le quotidien des italiens. A mon avis, il s'agit d'un document essentiel pour comprendre l’Italie d’aujourd’hui et le monde dans lequel nous vivons. Depuis Sciascia et Pasolini, aucune voix d’écrivain italien ne s’était élevée avec cette force et cette précision. Les ramifications sont bien plus complexes que celles auxquelles on s'attend et on comprend mieux la situation économique de l'Italie aujourd'hui. Si Silvio Berlusconi a pu prendre autant d'importance dans la vie économique italienne, ce n'est pas sans aide...
Pour aller plus loin : Pour en savoir un peu plus sur le fonctionnement de la mafia, je vous conseille vivement la série Gomorra, créée par Stefano Sollima et tirée du roman éponyme de Roberto Saviano sur la mafia napolitaine de La Camorra, et du film de Matteo Garrone (2008). Actuellement, la saison 2 est diffusée en Italie. 

mercredi 25 mai 2016

Dove


Il est des odeurs que l'on associe à son enfance, une madeleine de Proust, un gâteau au yaourt, un Chanel... Toutes sont liées à l'image de la féminité véhiculée par notre mère. Celle-ci nous transmet les premiers gestes beauté, nous apprend à prendre soin de nous. Pour ma part, ma mère m'a fait découvrir la gamme de soins Dove. C'est une marque de produits accessibles à toutes les femmes, de la plus jeune à la plus âgée. Adaptée aux peaux sensibles, les différentes gammes sont élaborées pour plaire au plus grand nombre. Les différentes campagnes sont pensées également pour atteindre un large public. En 2004, la campagne destinée à montrer des "vrais corps de femme" et non des mannequins a contribué à changer l'image de la femme dans les cosmétiques. Même si aujourd'hui, on n'a pas encore atteint le top niveau, on peut retenir que finalement, la marque s'adresse à des "femmes normales". Pour ma part, je me tourne vers les gammes "originales" et évite les parfums.



Le gel douche est une valeur sûre. Sa texture crémeuse laisse une peau durablement hydratée.  Certains ne l'apprécieront peut-être pas : il faut vraiment insister pour bien rincer. Néanmoins, il est indéniablement un des gels douche vers lesquels je me tourne régulièrement les yeux fermés. 

La crème hydratante fait partir des produits que j'ai découverts récemment. Je m'attendais à une texture similaire au gel douche en mois épais. Toutefois, il n'a absolument rien à voir. La sensation est différente, une hydratation des couches superficielles de la peau seulement. Il ne nourrit pas en profondeur et ne sera pas suffisant en hiver et pour les sécheresses intenses. Néanmoins, pour cette période de l'année, il me convient tout à fait. Il ne laisse pas de fini gras et ne colle pas. Je peux donc m'en mettre également avant de m'habiller.


Pendant l'adolescence, j'ai commencé à ressentir des picotements, des irritations... Ma mère m'a conseillé ce déodorant pour prendre soin de ma peau. L'original et pas un autre. En matière de soins beauté, il vaut mieux éviter les parfums de synthèse. Avec lui, aucune mauvaise odeur de transpiration. Il était efficace et c'est tout ce que je lui demandais en plus de respecter ma peau. Toutefois, après des années d'utilisation, je le trouve de moins en moins efficace. Je continue de l'acheter par habitude. Je pense qu'il n'est plus adapté à mon corps de femme, que les hormones y sont pour quelque chose. Je réfléchis à en changer. J'ai essayé celui à la pierre d'alun mais il ne me plait pas du tout. Je trouve qu'il bloque la transpiration mais qu'il laisse passer les mauvaises odeurs. J'ai une désagréable sensation de pores bouchés, bref, une très mauvaise impression.

La gamme Oxygen pour cheveux est la dernière née de la marque. A la recherche d'un peu de fraicheur et de légèreté, ce sont les derniers produits que j'ai testés, cette fois, sans demander conseil à ma mère. J'avoue avoir été déstabilisée par la texture du shampooing. Elle ressemble davantage à un sérum qu'à un shampooing, rien à voir donc avec les textures crémeuses des autres produits (et notamment du savon pour les mains). Un produit surprenant dont la promesse est notamment de mousser sur la chevelure. Cette fois, j'ai été très déçue de constater que le produit ne tient pas du tout sa promesse. Il ne mousse pas sur ma chevelure (trop épaisse ?). J'ai eu la sensation de ne pas me laver les cheveux et je me suis rabattue sur un autre shampooing. Mais je crois aussi que je n'ai pas choisi les produits les plus adaptés à mon type de cheveux. Il faudrait donc que je ne renouvelle l'expérience avec d'autres produits.
En ce qui concerne le soin démêlant, en revanche, je suis plutôt satisfaite du résultat. Mes longueurs sont hydratées, douces au toucher et brillantes. Cette sensation s'estompe malheureusement au fil des heures. Néanmoins, aucun nœud à signaler. C'est plutôt pas mal.

Et vous, avez-vous gardé une routine beauté conseillée par votre mère ? Lui êtes-vous fidèle ou bien avez-vous changé quelques petites choses pour vous l'approprier ?

samedi 21 mai 2016

Idées cadeaux pour la fête des mères














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Pour celles et ceux qui comme moi sont toujours en panne d'idées cadeaux, voici une petite sélection de cadeaux pour ce jour très commercial (le 28 mai, le dernier dimanche du mois) qui vous évitera de vous rabattre sur un bouquet de fleurs ou une boîte de chocolats. 


Montre GUESS Cuir 
Montre Guess en cuir, 99 € 






Le Gardien de phare
Le Gardien de phare, Camilla Läckberg, 9, 90 €


Palette Sephora, 29, 90 €


Palette Oh my Dream, Adopt X Sandrea, 14, 95 €












Eclat Minute, Clarins, 18, 90 €

Booster, Clarins, 41, 50 €













Masque à la boue, Sephora, 13, 95 €

Booster, Sephora, 12, 95 €













Masque purifiant Supermud, Glamglow, 49, 95 €
Fond de teint Cushion Nude Magie, l'Oréal, 19, 90 €













Coussin de teint aérien, Yves Rocher, 14, 90 €

mardi 17 mai 2016

L'art d'avoir toujour raison, Arthur Schopenhauer


L'art d'avoir toujours raisonRésumé : Ce sont des petits aphorismes par lesquels avec son cynisme légendaire et outrancier, Arthur Schopenhauer déploie une liste de stratagèmes tous plus immoraux les uns que les autres pour avoir toujours raison : faire semblant de ne pas comprendre les arguments de son adversaire et les retourner contre lui, postuler ce qui n'a pas été dit, fâcher l'adversaire, parier sur son idiotie, son manque d'assurance ou du peu de crédit dont il bénéficie vis-à-vis de l'auditoire, raconter n'importe quoi, paraître intelligent en utilisant des grands mots, en inventant des références ou des théories d'autorité, faire diversion ou détourner la conversation –tous les stratagèmes utilisés qui ne tiennent pas compte de la vérité vraie mais qui pour mieux dénigrer la bassesse des motivations incitent les hommes à jouer les faux savants. Oui, déjà à l'époque, on subissait des pseudo intellectuels... Il s'agirait donc plutôt non pas d'avoir toujours raison, mais d'avoir toujours le dernier mot ! En bref, Schopenhauer reprend au niveau de la dialectique les conseils de Machiavel en politique : profiter des faiblesses de l'adversaire afin de le vaincre (et non pas forcément de le convaincre).

Quatrième de couverture : 38 ficelles, tours et autres passes pour garder raison à tout prix, en ayant objectivement tort, ou comment terrasser son adversaire en étant de plus mauvaise foi que lui.
Un court traité à l'usage de quiconque croit sincèrement aux dividendes de la pensée. 
Rédigé à Berlin en 1830-3, ce traité fut publié pour la première fois en 1864. Il est suivi dans la présente édition d'une postface de Franco Volpi.

Mon avis : Cela faisait un bout de temps que je ne m'étais pas tournée vers la philosophie. Ceci dit, ce cours libelle a un titre des plus intrigants. Ce n'est pas tant le fait d'avoir raison qui intéresse ici mais plutôt l'art de la persuasion. En effet, il ne faut jamais revenir sur son point de vue (mais attention, ce n'est pas de la mauvaise foi !). L'auteur distingue la vérité objective de l'art de donner à ses propos l'apparence de vérité (sic !), un peu comme Périclès, le stratège grec. D'ailleurs, si Schopenhauer fait référence à Aristote, c'est pour mieux le contredire. Aristote, dans ses Topiques, n'avait écrit « presque que des choses allant de soi et que le bon sens prend en considération de lui-même » et Cicéron, dans un ouvrage du même titre, n'avait rien commis de mieux qu'une imitation « faite de mémoire, extrêmement superficielle et pauvre ». Arthur Schopenhauer s'inscrit donc en critique sévère de ses prédécesseurs.  Plus que la vérité, c'est donc l'art de la rhétorique ici qui est expliquée par quelques références à Aristote. Aussi, si notre idée n'est pas vraie, on peut faire usage de faux-fuyants, de ruse et au final, de grossièreté pour avoir le dessus sur son interlocuteur. On se dirige presque vers du sophisme... Petit regret, j'aurais souhaité un peu plus d'exemples concrets pour illustrer ses propos. Après tout, il s'agit d'un sujet philosophique par excellence.

Pour aller plus loin : Il ne vous reste plus qu'à appliquer ces principes lors de votre prochaine dispute !


samedi 14 mai 2016

Vernis à ongles, Les Lolitas de Cosmod

Vernis Les Lolitas, Teinte N°2 "Light Nude", 12 ml :

Gamme de la marque Cosmod, très accessible, offre une variété de 50 coloris. Là, si vous ne trouvez pas votre teinte ma petite dame, vous êtes bien difficile. J'associe le printemps aux tons pastels et aux cérémonies. Bref, j'avais envie d'un rose poudré assez discret. Cette couleur nude se rapproche donc beaucoup de ce que je recherchais. 

- Gros pinceau : Comme tous les gros pinceaux, il est très facile à utiliser et l'application est donc très simple de ce point de vue.

- Texture : Il est assez épais. Il faut faire attention à l'appliquer uniformément pour éviter les démarcations et les paquets. On ne peut donc pas l'appliquer vite fait, je vous conseille d'être patiente pour un résultat homogène. Ceci dit, une fois l'étape de la pose passée, je trouve que le résultat est plutôt satisfaisant. Le vernis étant opaque, une seule couche suffit (à voir pour des couleurs plus claires ou irisées). La couleur est un peu moins terne que dans le flacon, moins nude et plus rose donc.

- Séchage : C'est assez rapide, ce qui me convient très bien !

- Tenue : Même si ce n'est pas le critère le plus important pour moi, je trouve que c'est pas mal. Quelques jours en faisant la vaisselle et avec une base protectrice, beaucoup plus évidemment. Je trouve que c'est assez honorable. Enfin, au dissolvant, il se retire assez facilement sans laisser de traces disgracieuses sur les ongles.

Son Prix : 2, 10 € Je trouve que c'est un bon rapport qualité-prix. Un large choix de couleurs, vous trouverez sûrement votre bonheur.

Chez Cosmod, il faut en prendre et en laisser. D'autres produits make-up de la gamme Les Lolitas sont peut-être à tester ... Et vous, connaissiez-vous cette gamme et l'avez-vous déjà testée ?

mercredi 11 mai 2016

Sur ma peau, Gillian Flynn


Sur ma peau

Quatrième de couverture : La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà, l'été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée...
Une jeune journaliste, Camille Preak, se rend sur place pour couvrir l'affaire. Elle-même a grandi à Wind Gap. Mais pour Camille, retourner à Wind Gap, c'est réveiller de douloureux souvenirs.
A l'adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu'elle n'a pu exprimer. Son corps n'est qu'un entrelacs de cicatrices...
On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, Camille comprend qu'elle doit puiser en elle la force d'affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité...

Mon avis : Si vous avez aimé le best-seller, les Apparences, vous aimerez également le premier roman de son auteur, Sur ma peau. Avec une écriture simple, elle arrive à nous faire ressentir une tension extrême. Comme elle l'utilisera également dans son second roman, le fond de commerce de Gillian Flynn, c'est une violence dans la description de personnages tourmentés et d'une Amérique profonde à la dérive. Il s'agit d'un drame familial mais la violence réside dans les mots, dans la dureté des images. Il n'y a jamais de voyeurisme. Tout est parfaitement à sa place, on ne sombre pas non plus dans le sentimentalisme amoureux de l'héroïne avec l'inspecteur chargé de l'enquête, malgré l'écueil du polar féminin. Dès la première page, on reste suspendu à l'intrigue et on ne lâche plus le roman. Même si je vous avoue que les mystères se devinent assez facilement. Il faut dire que la réussite du récit tient plus de la description de la psychologie des personnages que de l'enquête en elle-même. La ville de Wind Gap pourrait facilement être jumelée avec la ville fictive de Twin Peaks, car on y retrouve cette même sensation de malaise. Les petits secrets et le repli sur soi rongent les habitants dont la noirceur d’âme semble contagieuse. Peut-on réellement échapper à son passé? Peut-on aller de l’avant sans prendre le soin de refermer ses plaies ? (au sens propre comme au sens figuré) Doit-on ressasser le passé ou faut-il tourner la page ? Autant de questions auxquelles Camille sera confrontée lors de son douloureux retour aux sources.

dimanche 8 mai 2016

Mascara Whats Your Type, The Balm

Mascara Whats Your Type ?, 10 ml



Attention, c'est du lourd. Pour ce nouveau test, j'ai décidé de me tourner vers un grand succès de la marque The Balm. Peut-être que j'arrive après la bataille mais parfois, je trouve les réputations un peu usurpées. Bref, voici mon avis en détail. Tout d'abord, je vais vous parler du format. Les marques font des tubes de plus en plus petits. On peut donc être un poil désarçonné par l'épaisseur du tube mais aussi de la brosse qui est assez imposante. Pour ma part, ça ne m'a absolument pas gênée. Le packaging (hormis la boîte en carton) est simple, noir et épuré. On recherche du costaud, rappelez-vous, pas de chichis. Bien sûr, l'humour de la marque et le côté rétro est bien connu. Le ton est donné.
L'effet de ce mascara est tout simplement exactement ce que je recherche : il recourbe les cils et les étire de façon naturelle. On voit la différence mais votre chéri ne pourra pas dire si vous êtes maquillée. The Balm a également tenu à ce que les pigments de son mascara soient très noirs, afin de rendre le regard plus intense en un seul coup de brosse. Oui, oui, vous avez bien lu, en un seul passage. Il ne fait pas de paquet, pas de pattes d'araignées. Son secret est la formulation anti-paquets élaborée à partir de cire d’olive, de cire de riz et de panthenol et une application facilitée par une brosse conçue pour sublimer chaque cil. La tenue est excellente, il ne s'effrite pas. Ce n'est pas un waterproof mais il n'a rien à leur envier. Il s'enlève pourtant très bien lors de l'étape du démaquillage.  
Petit bémol : Il n'apporte aucun volume. Mais, ce n'est pas une des caractéristiques promises pour ce produit. Tout dépend donc ce que je vous recherchez. Par contre, il n'existe qu'en noir (ce qui personnellement est la seule couleur que j'utilise). En outre, je le déconseillerais aux yeux sensibles puisqu'il a tendance à piquer légèrement.

C'est pour moi, l'un des meilleurs mascaras. Vous pouvez y aller les yeux fermés. 



jeudi 5 mai 2016

Check-point, Jean-Christophe Rufin



Résumé : Dans ce roman, l'auteur retrace l'épopée d'un convoi humanitaire dans la Bosnie en guerre au cours de l'hiver 1995. Attention, si quelques pistes sont données sur la réflexion de l'humanitaire dans les conflits géo-politique, il s'agit bel et bien d'un thriller avant-tout.


Quatrième de couverture : Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence.
Et la véritable nature de leur chargement.
À travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire ? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes ?

Mon avis : Rufin met son expérience au service du roman et de l'intrigue, il ne s'agit pas d'un reportage. Il s'agit plutôt d'un huit-clos où les personnages évoluent dans l'espace restreint des cabines de camion, entre domination, séduction, machisme et compétition masculine entre individus aux motivations différentes. Chaque protagoniste a été "travaillé", chacun dans son rôle et dans sa psychologie, mais certaines situations sont peu crédibles dans les rapports humains et dans l'engagement de chacun. En revanche, l'intrigue est très bien menée d'un bout à l'autre. Suspense et angoisse nous tiennent en haleine tout le long. Jean-Christophe Rufin nous pose cette question : est-il préférable d'apporter une aide humanitaire matérielle (vivres, vêtements, médicaments) ou de fournir des armes pour aider un pays à sortir d'un conflit ? D'un autre côté, le point de vue métaphorique, le check-point est aussi le symbole du passage d'un univers à un autre, d'un ensemble de valeurs donné à son contraire, de l'entrée dans l'inconnu, le danger peut-être. C'est donc un roman un peu plus complexe qu'il n'y paraît au premier regard et nous fait réfléchir sur la place de notre société occidentale dans le monde.

lundi 2 mai 2016

Ma routine pour avoir de jolis pieds


 
Je ne pense pas être la seule à avoir les pieds secs. Avec l'arrivée des beaux jours, cela ne va pas s'arranger. Pour profiter des chaussures ouvertes sans avoir la honte, j'ai pas un petit rituel auquel je me conforme une fois par mois.

Première étape, je ponce.
Avec le polissoir de mon épilateur, j'enlève toutes les peaux sèches de mes pieds, du talon à la plante des pieds. Lorsque je n'ai pas le temps, je me contente d'une râpe toute bête et toute simple. Déjà, vous remarquerez que votre peau est plus douce.

Deuxième étape, je gomme.
J'utilise un gommage spécifique pour les pieds. Les grains sont plus gros mais la marque Steripan, spécialiste des soins pour les pieds, préserve l'épiderme et élimine les dernières cellules mortes accrochées. 

Troisième étape, j'hydrate.
C'est indispensable pour avoir une belle peau. Régulièrement (l'idéal serait tous les jours mais j'essaye déjà de le faire plusieurs fois par semaine), j'applique une crème hydratante. Vous pouvez le faire devant la télé ou le soir avant de vous coucher en mettant des chaussettes. 

Enfin, dernière étape avant d'enfiler vos sandales, une couche de vernis et voilà, de jolis pieds à montrer à tout le monde (rassurez-vous, je vous épargne la photo du résultat final avec zoom sur mes pieds).