dimanche 10 décembre 2017

Dupes parfum

On parle souvent des dupe de palettes de grandes marques mais jamais des dupes des parfums alors qu il y en a pas mal qui sont super à tout petits prix pour les petits budgets a près tout le parfum est aussi un atout beauté. A l'approche de Noël, j'ai pensé qu'un petit article sur le sujet pouvait vous intéresser.Les parfums dupes dont je vais vous parler sont des marques peu connues ou plutôt bon marché. Je préfère rappeler ici qu'il n'est en aucun cas question de parfums tombés du camion ou de copies.

12, 90 €

Résultat de recherche d'images pour "parfum pour femme jean paul gaultier"
109, 50 €
Le parfum "Smart girl" de chez Goldarome paris aux notes fruitées, rosées et ambrées, est un dupe du célèbre parfum"Classique"  de Jean-Paul Gaultier aux notes d'orchidée, pour un prix tout doux :  moins de 4 euros dans un magasin de déstockage mais en vente sur le net entre à environ 13 euros la bouteille de 100 ml.
 Le Premier ParfumRésultat de recherche d'images pour "clin d'oeil bourjois"Au supermarché, qui n'a pas un jour vu ces parfums ou reçus pendant l'adolescence ? Mais saviez-vous que le  "Clin d'oeil Silver Dream" de Bourjois (celui de couleur violette) est similaire au parfum Lolita Lempicka "Premier parfum" aux senteurs gourmandes de réglisse. La différence n'est pas négligeable : 7, 90 € (en 75 ml) contre 68, 50 € pour le 100 ml.  Résultat de recherche d'images pour "la vie est belle parfum"Résultat de recherche d'images pour "fleur d'iris adopt"Chez Adopt (ex Réserve Naturelle), vous trouverez toute une gamme de parfums bon marché. Parmi ceux-ci, "Fleur d'Iris" au parfum d'iris et de rose et avec une pointe de vanille ressemble beaucoup à "La vie est belle" de Lancôme.  Pour la bouteille de 30 ml, comptez 6, 90 € contre 57, 95 €   

jeudi 7 décembre 2017

Tuto make up de saison


Aujourd'hui, je reviens avec un maquillage un peu plus coloré que ce que je vous ai présenté ces derniers temps. Les couleurs prune et doré s'adaptent parfaitement à l'automne mais également à la période des fêtes. Libre à vous d'agrémenter ce maquillage selon votre goût et de l'adapter à votre journée.

1- Pour commencer, on applique une couleur champagne métallisé sur l'ensemble de la paupière mobile (fard Colorful teinte "n° 44 Romantic comedy", Sephora).

2- Pour creuser la paupière, j'ai également choisi un fard métallisé de couleur prune (fard Colorful teinte "n°35 Hold me tight", Sephora) que l'on dépose en coin externe en étirant bien la matière sur le creux de paupière.

3- Pour agrandir le regard dans dramatiser le maquillage et rester relativement sobre, on applique un fard noir (fard "Serious", The Balm) en ras de cils supérieurs et un fard marron foncé (fard "Sleek", The Balm) en ras de cils inférieurs. Cette technique a l'avantage d'étoffer les cils de manière naturelle. Et une couche de mascara pour enjoliver le tout.

4- Sur les lèvres, je vous conseillerais un mauve assez soft mais pour celles qui le veulent ou pour un maquillage de soirée, un violine foncé irait parfaitement avec le tout.
 

Vous l'aurez compris, je vous ai présenté une version "sobre" de ce maquillage. En soirée, vous pouvez l'agrémenter d'une touche de doré sous les sourcils et en point de lumière, ça donne tout de suite un côté plus festif. Vous pouvez également jouer sur la texture des fards entre les mats et les irisés. Bref, ce maquillage se décline à l'envie et j'aime l'idée que tout le monde puisse le personnaliser comme il le souhaite. 

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Produits utilisés pour ce make up:
Fard à paupières Colorful n° 44 Romantic comedy, Sephora
Fard à paupières Colorful n°35 Hold me tight, Sephora
Palette Nude The Tude, The Balm 
Mascara Punk Volumizer, Doucce
Rouge à lèvres "n°42", Luminelle, Yves Rocher

lundi 4 décembre 2017

Les nouveautés de novembre

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté les petites nouveautés dans ma salle de bain. Cette fois-ci, je vous présente des nouveautés maquillage aux couleurs métallisées et satinées. Et oui, la saison des paillettes approche. Le tout reste très portable, rassurez-vous.

Ombre à paupières Colorful, teinte n°44 " Romantic comedy", Sephora :

Je continue d'utiliser des fards seuls pour colorer mes paupières. Cela me permet de varier les plaisirs avec des couleurs de saison. Ici, il s'agit d'un joli "champagne" qui me sert beaucoup en point de lumière. La couleur parait un peu pâle est file assez rapidement dans les plis. Il faut donc faire une retouche en cours de journée mais rapport qualité-prix, on ne peut pas trop se plaindre !

Ombre à paupières en stick, Loc :

Voici votre atout pour réussir votre smokey en un coup de crayon ! Ce fard à paupières à la texture grasse et aux couleurs lumineuses se présente sous forme de stick. Résultat ? Il est facile à appliquer et à travailler. En plus, sa tenue longue durée permet de garder un makeup des yeux impeccable du matin jusqu’au soir. Je valide le côté pratique et les couleurs métallisées. A estomper au doigt ou pas ! 

Fard à paupières, Avril :

Depuis quelques temps, j'avais envie de tester cette marque de maquillage Bio. J'hésitais entre vous faire un article entièrement dédié ou vous présenter les différents articles séparément. J'ai choisi cette dernière option en attendant d'avoir plus de matière pour un article (n'hésitez pas à me faire part du contraire en commentaires). Bref, ici je vous montre des fards à paupière bon marché, légèrement poudreux mais juste ce qu'il faut, peu pigmenté il est vrai mais largement suffisant pour du maquillage de tous les jours. 



 2 en 1 : base + top coat, Avril, 7 ml  :

C'est le genre de produit auquel j'adhère. Je préfère les produits multifonctions à toute une tripotée d'usage unique. Il améliore nettement la tenue des vernis de la même marque et leur apporte un côté brillant (à éviter donc si vous souhaitez garder un effet mat). 




Vernis à ongles, Avril, 7 ml :

Pour tester la marque et choisir les différentes teintes de vernis à tester, ça a été la croix et la bannière. J'en ai donc sélectionné cinq ou six, des couleurs de saison, des mat, des pailletés. Bref, de quoi changer et se faire plaisir. D'ailleurs, seuls, la tenue n'est pas bonne. Les pailletés sont parfois difficile à enlever. Mais pour du bio, c'est pas cher et ça vaut vraiment le coup pour celles qui ne gardent pas longtemps la même couleur sur les ongles. D'ailleurs, la contenance des flacons est plutôt bien conçue.

vendredi 1 décembre 2017

Rouges à lèvres "French kiss", Elite

Rouge à lèvres effet mouillé, teinte n°01 "Coup de foudre au Sacré Coeur"


Côté marketing, Elite a misé fort sur ce produit. Il sait tout faire ou presque. D'abord, on joue sur l'élégance à la française avec ces bouches "French kiss" ultra glamour et le nom des teintes romantiques et évocatrices de la capitale parisienne, celles des clichés sur les amourettes françaises : (01 Coup de foudre au Sacré Coeur, 02 Dinner in Montmartre, 03 Romantic kiss, 04 French romance, 05 Amoureuse, 06 Love in Paris, 07 Nuit d'amour, 08 Passion et 09 Wedding ring). 

Le packaging en plastique contenant le tube est peinturluré de slogans tous plus évocateurs les uns que les autres "Be a supermodel in your own way". On va redescendre d'un cran avec l'image de la Parisienne qui visiblement fait vendre parce que le produit est fabriqué en Italie. Le tube en lui-même est beaucoup moins travaillé puisqu'il s'agit d'un vulgaire contenant en plastique noir.


Ce rouge à lèvres serait si glamour parce qu'il a cet effet mouillé. Comprenez qu'il s'agit d'un crémeux. Voire un peu trop. En fait, la texture crémeuse se rapproche de celle d'un baume. D'ailleurs, parmi ses caractéristiques, le rouge à lèvres protégerait également notre jolie bouche. Il serait notamment anti-oxydant avec la présence des vitamines A, C, F et Q10. 

Résultat de recherche d'images pour "avis rouge à lèvres french kiss elite"La texture est tellement fondante qu'elle rend l'application au raisin un peu difficile. Les débordements sont vite arrivés. En l’occurrence, avec la teinte choisie, on a effectivement l'impression que les lèvres sont mouillées mais je suis curieuse du résultat avec d'autres couleurs. En effet, malgré la pastille de couleur sur l'emballage, j'ai choisi une teinte beaucoup trop claire pour ma carnation (comprenez que le nuancier n'est pas tout à fait fidèle). En effet, sur mes photo perso et sur ma main, la couleur parait presque caramel mais en réalité, sur la bouche, elle se rapproche beaucoup plus de la photo du nuancier. Je cherchais un joli nude, là, c'est une couleur cadavérique. C'est très moche. Je suis obligée de la mélanger à d'autres rouges à lèvres pour continuer à la porter. D'ailleurs, l'effet brillant qui reflète la lumière a également tendance à souligner les ridules des lèvres.

Côté tenue, je suis donc incapable de le juger puisque je le combine toujours à un autre produit. Mais je ne suis pas vraiment convaincue.

mardi 28 novembre 2017

Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre

Résultat de recherche d'images pour "avis au revoir la haut pierre lemaitre"Résumé : 14-18 . La guerre c'est moche, ça tue. Et quand vous avez la chance d'en réchapper, le prix à payer ne l'est jamais vraiment. Elle sera cependant le terreau d'une amitié durable entre une gueule cassée et un miraculé se sentant éternellement redevable envers son héroïque sauveur. Edouard et Albert, aussi dissemblables que le jour et la nuit. L'un bourgeois éduqué, l'autre issu de milieu modeste. L'un au talent exceptionnel au point de mettre au point une escroquerie d'envergure nationale, l'autre presque trop gentil au point de s'excuser lorsqu'on lui marche sur les pieds.

Quatrième de couverture :  "Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après."
Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts...
Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Mon avis : Le livre peut faire peur avec ses quelques 500 pages (c'est beaucoup pour un Goncourt) mais je vous assure qu'il se lit vraiment très facilement.  Je l'avais lu à sa parution mais le blog n'existait pas encore. A l'occasion de la sortie du film, j'ai eu envie de me replonger dans ce roman et de vous faire partager ma lecture. Et puis, il faut dire que nous sommes presque en 2018, 100 ans après la fin de ce conflit.  Magistral du début à la fin, ce récit n'est pas qu'un énième roman relatant le conflit, récit guerrier et son cortège de misère pour le pauvre soldat (évoqués uniquement au début pour mieux tourner la page ?). 
L'ironie et la distance de l'auteur envers des choses effroyables (gueules cassées et autres) baigne le récit dans une atmosphère burlesque rafraichissante, presque poétique. L'auteur a le sens de la formule et joue joliment avec les mots. C'est à la fois d'une tristesse infinie et d'une cruauté glaçante. Finalement, on prend beaucoup de plaisir à suivre la déchéance des personnages. Mais derrière tout ce second degré se cache également une âpre critique contemporaine : réquisitoire envers l'administration, l'armée, les turpitudes opportunistes de la société d'après-guerre, le frénétique commerce de la mort et de la commémoration, face à l'indifférence de la nation pour les rescapés qui eux sont là et bien vivants (mais les véritables héros sont ceux qui sont morts sur le champ de bataille, n'est-ce pas ?). Comment faire fortune après l’Armistice ? En se lançant dans le commerce de la ré-inhumation des corps des soldats ou l’escroquerie à la construction de monuments aux morts (dont on envoie des modèles superbement dessinés et avec l’idée de partir avec les acomptes). Sur ces points le récit se tient (on ne peut que saluer la vraisemblance de toutes les descriptions et l'excellent travail de documentation de l'auteur) et est loin de relever de l’anachronisme (pour les transferts des corps) comme les pages finales nous l’apprennent. C'est aussi une réflexion sur le patriotisme, le courage, la couardise, la loyauté.


Affiche Au revoir là-hautPour aller plus loin : Bien évidemment, j'ai été très curieuse de voir l'adaptation d'Albert Dupontel qui est un très bon réalisateur. La bande annonce met en scène des masques baroques et burlesques. Je n'ai pas du tout été déçue. L'adaptation est fidèle au roman ce que je ne doutais pas puisque Pierre Lemaitre a collaboré au film. Le jeu des acteurs est très bon, je les imaginais exactement comme ça (peut-être Albert un peu pus ahuri mais le jeu d'Albert Dupontel est des plus justes). Si vous souhaitez lire quelque chose qui se passe pendant le conflit et qui est un  peu plus traditionnel, vous pouvez toujours vous tourner vers le Feu d'Henri Barbusse qui dépeint les conditions de vie des soldats. Mais si vous avez connu Pierre Lemaitre avec cet ouvrage, je vous invite également à lire ses polars qui sont tout aussi prenant et bien menés.

samedi 25 novembre 2017

Test crème mains, Yves Rocher

Crème mains sensuelles, 30 ml

Produits soins Yves Rocher - La Petite Frenchie
Vous avez forcément entendu parler de cette crème pour les mains vu la campagne publicitaire autour (elle était sur tous les abris bus à un moment). Alors, moi, une crème végétale, sans paraben, bon marché, vendue chez Yves Rocher (donc très accessible pour tout le monde), j'étais forcément curieuse. Le nom du produit n'a rien à voir là-dedans, entendons-nous bien, c'est une crème pour les mains tout ce qui a de plus basique.
Vous le savez maintenant, en hiver, je fais une sacrée consommation de crèmes pour les mains. Vu le prix, j'en ai pris deux pour en tester plusieurs tout de suite. Elle est disponible en quatre déclinaisons : "énergisante : Mangue coriandre", "relaxante : Olive petit grain", "sensuelle : Noix de coco" et " sensuelle : Vanille bourbon". J'ai choisi les deux premières.

Le gros du marketing a été fait autour de la composition du produit : 96 % d'origine naturelle et sans huile minérale et paraben. Elles contiennent toutes du beurre de karité (bio selon la marque).

J'aime beaucoup ce format de petits tubes à glisser un peu partout : dans le sac, sur la table de nuit... Cela permet également de varier les plaisirs. Le packaging est assez commun avec son emballage en alu façon tube de peinture et capuchon vert, couleur de la marque oblige. 

La texture est assez agréable : onctueuse, elle pénètre très facilement dans la peau et ne laisse aucun fini gras. Vous pouvez oublier de rester des heures à faire attention pour ne pas laisser de traces de produit un peu partout. La crème hydrate assez bien la peau que l'on sent instantanément nourrie et apaisée. Sue le long terme ou pour les grands froids, pour l'instant, je préfère ne pas me prononcer. Si vous avez les mains très sèches, je pense qu'elle manquera peut-être un peu d’hydratation. Sinon, elle sera parfaite en utilisation quotidienne.

Qu'on se le dise, les propriétés énergisante, relaxante ou sensuelle sont purement factices. Ce sont des crèmes pour les mains à bas prix, on leur demande pas de résoudre tous nos problèmes personnels. L'odeur est très agréable. Pas entêtante du tout. Elle est florale presque ''naturelle". Assez discrète, elle s'efface assez rapidement mais laisse une note de fond agréable dans son sillage. 

Son Prix : 2, 95 €
Rapport qualité-prix, elle a tout bon.

mercredi 22 novembre 2017

Chagrin d'école, Daniel Pennac

Chagrin d'école par Pennac Résumé : « Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire. » Chagrin d’école est donc, comme l'évoque le titre, un livre qui concerne l’école. Non pas l’école qui change dans la société qui change, mais, « au cœur de cet incessant bouleversement, sur ce qui ne change pas, justement, sur une permanence dont je n’entends jamais parler : la douleur partagée du cancre, des parents et des professeurs, l’interaction de ces chagrins d’école ».
Daniel Pennac entremêle ainsi souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l’institution scolaire, sur la douleur d’être cancre et la soif d’apprendre, sur le sentiment d’exclusion et l’amour de l’enseignement. Entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d’intelligence.

Quatrième de couverture : En quatrième de couverture, un bulletin scolaire donne le ton, Daniel Pennac était un piètre élève, cancre et chahuteur mais aussi créatif et gai. Nous serions tentés d’en rire mais Daniel Pennac nous annonce ici que ce statut était cause de souffrance. Il fallait faire face à la grande institution scolaire, aux courroux des professeurs alors que le premier drame était certainement celui de l’élève angoissé, face à l’incapacité d’apprendre ou de comprendre. Il livre ici une part de son enfance mais il rend également hommage aux enseignants qui prêtent attention à ceux qui se trouvent au fond de la classe. 

Mon avis : L'écriture est simple, sans chichi. On alterne les descriptions et les dialogues de manière parfois peu structurée (résidu de difficultés grammaticales ?). Daniel Pennac est toujours agréable à lire grâce à son humour et à la distance envers sa propre personne. 
Un superbe roman sur l'institution scolaire et sur l'éducation. Il rappellera certainement des souvenirs à tout le monde. Je pense aussi qu'il peut s'agir d'un excellent "guide" pour tout le personnel enseignant afin de prendre du recul et remettre en perceptive le stéréotype du cancre tout en ne faisant aucun amalgame avec un public difficile pour tous ceux qui pratiqueraient en ZEP ou dans des banlieues difficiles. Le parcours de l'écrivain prouve que rien n'est jamais perdu et qu'aucun cas n'est désespéré. Pennac y oppose l'écoute, la bienveillance, la compréhension, la confiance, la persévérance, une pédagogie adaptée... Toutes ces perches qu'il a su/pu lui-même un jour saisir, grâce à des rencontres, le soutien de sa famille et sa volonté propre, qui lui ont permis de devenir un professeur à son tour attentif à la détresse de certains de ses élèves. Le propos de Pennac concerne tout à la fois son histoire et celle des cancres d’aujourd’hui. Du point de vue du professeur, il dénonce une société de consommation qui pousse les jeunes à « avoir » plutôt qu’à « être » ou à « apprendre », la démission des parents, le chômage qui décourage. Plus loin, il sourit en racontant les appels désespérés des parents face à un enfant turbulent et démissionnaire, changeant sans cesse d’établissement. Mais surtout, il s’enthousiasme lorsque des initiatives permettent de faire se rencontrer l’école et les élèves. Cet essai dense et inégal se lit d’une traite et avec plaisir, comme un bon roman de Pennac, car il sait nous communiquer sa ferveur, sa passion pour l’enseignement. 
On pourrait taxer l'auteur d'un discours facile et démagogique, puisqu'il a survécu à son "chagrin d'école" et considérer ici qu'il donne une petite leçon à tous les parents et professeurs tortionnaires. Pour moi, il s'agit d'un ouvrage qui s'adresse à toute la société : parents comme élèves en difficulté, l'école comme institution prônant l'égalité des chances, les professeurs, enfin, dans leur rôle de transmetteurs du savoir, mais d'un savoir ouvert, universel, humain, "compréhensible" (qui ait su sens) et, surtout, ancré dans le présent et adapté à son public !
Bref, finalement, la véritable question à se poser c'est : c'est quoi un bon prof ? Ne surtout pas répondre, car on s'abaisserait à en faire une affaire de méthode, de présence physique, de compétence didactique, etc. C'est un peu cul-cul la praline comme trame ? Oui, sauf, qu'à mon sens, le métier d'enseignant est une vocation. Le faire comme on ferait un autre métier n'a pas de sens. Faire prof sans être idéaliste, c'est comme faire curé sans croire en Dieu.

dimanche 19 novembre 2017

Test Lotion de massage anti-vergetures, Palmer's

Lotion de massage anti-vergetures, 250 ml

On ne peut pas dire que je vous ai beaucoup parlé de ma grossesse jusqu'à maintenant (à peine mentionnée il y a une dizaine de jours). Bien que mes habitudes beauté aient peu changé, je me suis tournée vers des produits un peu plus sains. Toutefois, l'incontournable de la grossesse, c'est bien la crème anti-vergetures. Je me suis dit que ça pouvait tout de même vous intéresser. J'ai décidé de ne pas me tourner vers le produit star, la Bio-oïl dont la composition est très controversée et pas forcément naturelle. J'ai donc cherché du côté des crèmes pour le corps de marques de bonne réputation pour éviter une liste allongée de perturbateurs endocriniens. C'est ainsi que je me suis retrouvée avec mon flacon de chez Palmer's.
 
Elle est composée d'un mélange spécifique de beurre de cacao, de beurre de karité, de vitamine E, et de Bio C-Elaste (une association de collagène, d'élastine, d'huile d'amande douce, d'huile d'argan, des produits reconnus pour leurs propriétés anti-vergetures). En clair, la crème Palmer's n'a pas son pareil pour hydrater la peau, mais aussi pour favoriser son élasticité et sa souplesse.
 
Donc, cette crème combine à peu près tous les actifs reconnus efficaces pour prévenir l'apparition des vergetures et les combattre quand elles sont quand même survenues.Pour ce faire, on doit l'appliquer deux fois par jour, matin et soir, dès le deuxième mois de la grossesse. Et à partir du dernier trimestre, c'est matin, midi, et soir. Sur le ventre bien sûr, mais également sur les hanches, la poitrine et les cuisses : toutes les zones qui peuvent être sujettes aux vergetures pendant une grossesse. J'avoue ne pas avoir suivi ces indications à la lettre : je l'ai utilisée dès le début mais à raison d'une fois par jour...
Le flacon pompe est très pratique. On n'en met pas partout et on peut doser la pression du produit. En plastique léger, il m'a suivie cet été sans aucun dégât puisqu'on peut également bloquer la délivrance de produit. Le seul bémol, c'est qu'en fin d’utilisation, la pompe ne peut accéder au fond de bouteille et on est obligé de découper pour éviter la perte de produits. 

La texture crème est assez riche aux premiers abords mais s'étale très facile sur tout le corps (après un bon massage tout de même). Elle pénètre facilement dans la peau et laisse un petit film protecteur (non gras). Je n'ai eu aucun souci d'hydratation, pas de sensations de peau sèche, ni de démangeaisons. J'en ai profité pour l'appliquer sur les jambes qui n'ont jamais été aussi douces. Elle ne tâche pas non plus donc si vous souhaitez l'appliquer le matin et vous habiller ensuite, aucun problème.

Enfin, on ne peut noter que son parfum gourmand et régressif de cacao. L'effet dure d'ailleurs. Pour celles qui seraient gênées par certaines odeurs pendant leur grossesse, il est peut-être un peu trop prononcé, pour les autres, vous adorerez certainement.

Mon avis : Au bout de plusieurs mois d'utilisation, ma peau est parfaitement hydratée. Aucune vergeture à déplorer (je m'hydrate aussi beaucoup par l'intérieur). Maintenant, je ne peux pas jurer de son efficacité pour tout le monde. Nous sommes malheureusement toutes différentes à l'égard des vergetures et ce qui a marché pour moi au vu de mon patrimoine génétique ne marchera pas forcément pour vous.

Son Prix : 9,90 € environ, autant dire rien du tout pour ce type de produit

Vous l'aurez compris, j'ai été satisfaite par ce produit. Toutefois, si vous recherchez une alternative encore plus saine, il n'y a rien de plus naturel que l'huile de coco qui si elle est économique n'a pas encore de format aussi pratique.


jeudi 16 novembre 2017

Tuto make up "No make up"

 
Si vous le demandez aux hommes, la plupart d'entre eux vous diront qu'il préfèrent les femmes au naturel. Sauf que bien souvent, ils ne savent pas ce qu'est une femme au naturel. Avec le maquillage que je vous propose aujourd'hui, c'est une version de vous dans toutes les traces de fatigue ou la sophistication d'un maquillage chargé : le tout pour avoir une bonne mine sans que messieurs ne se rendent compte du subterfuge... 

1- Le teint : 

Pour un teint unifié et pour camoufler toutes les petites imperfections sans pour autant masquer les tâches de rousseur par exemple, je vous conseille d'utiliser une BB crème. Vous n'aurez pas l'effet plâtre d'un fond de teint mais vous pouvez toujours utiliser un correcteur par petites touches si vous le jugez absolument nécessaire.

2- Les yeux :

Sur les paupières, appliquez un fard de la couleur de votre peau pour unifier et masquer les petites veines ou autres traces disgracieuses. Instantanément, la paupière semble plus rebondie (je n'ai pas dit gonflée). Si nécessaire, utilisez un anti-cerne mais avec parcimonie. La couche de mascara est absolument indispensable pour éveiller le regard et vous faire des yeux de biche. Pour celles et ceux qui en ont l'habitude, un coup de mascara ou de gel à sourcils pour discipliner les sourcils sans paraître trop maquillé(e).

3- L'encre à lèvres :

C'est le produit multi-fonction idéal pour votre mission. Plusieurs marques en ont maintenant (Benefit, The Balm, etc...). Pour un résultat plus naturel, on l'applique en tapotant sur les lèvres et les joues en estompant au doigt. C'est comme si on avait les lèvres et les joues rosies naturellement. 

Ça vous parait tout simple, n'est-ce pas ? Et bien essayez et vous verrez une version de vous-même qui vous plaira peut-être pour un quotidien moins chargé ou pour les matins pressés.

dimanche 12 novembre 2017

Test Mascara Punk Volumizer, Doucce

Mascara Punk Volumizer, 13, 5 ml

 

Le package est sobre et élégant : un tube noir laqué et un capuchon rouge profond, féminin au possible. Là où les choses changent, c'est pour la brosse : celle-ci est faite de poils, jusque là, rien de bien original mais elle est énorme ! Pour les personnes aux petits cils, je pense que ce sera difficile de tous les attraper sans en mettre partout. Il faut donc recourber les cils avec application et prendre son temps pour ne pas ruiner son maquillage. La texture n'est pas trop épaisse donc il ne fait aucun paquet et ça c'est top !

Ceci dit, le résultat est plutôt réussi. Il recourbe bien et apporte une bonne définition aux cils (pour peu qu'on arrive à tous les attraper hein). Il sèche relativement vite donc, il est difficile de retravaille la matière et de bien séparer les cils les uns des autres. Oubliez également les passages en zigzags, la brosse n'est pas adaptée. Dommage car, on ne les coiffe pas aussi bien du premier coup en se concentrant pour ne pas en mettre partout. En ce qui concerne le volume, si vous en recherchez, malheureusement, ce mascara n'est pas fait pour vous (la faute à la texture très fine ?). C'est dommage, c'est pourtant la promesse n°1 du mascara...

La couleur est assez noire mais pas si intense que ça. J'aurais voulu un peu plus de pigmentation.
Enfin, en ce qui concerne la tenue, elle est plutôt bonne mais sans plus. Il ne résistera pas à une très longue journée ou à un afterwork.
 
Mon avis : Si vous vous maquillez toujours à l'arrache et que vous ne voulez pas perdre de temps dans la salle de bain, je vous déconseille ce mascara qui demande de la précision. En revanche, si vous soignez particulièrement vos yeux de biche, il pourrait bien vous convenir.

Son Prix : 27 €

mercredi 8 novembre 2017

Chanson douce, Leila Slimani

Résumé : Le roman de Leïla Slimani s'ouvre sur un cri affreux, celui d'une mère. La narratrice révèle dès le premier chapitre l'assassinat de deux enfants et la tentative de suicide de leur nourrice « qui n'a pas su mourir »... Retour en arrière : après la naissance du deuxième enfant de Paul et Myriam, la jeune femme souhaite retravailler et se met en quête de la nounou parfaite. Quand Louise apparaît, avec son visage « comme une mer paisible », elle sait qu'elle l'a trouvée. La fée du logis s'installe donc dans l'appartement et comble les fantasmes de famille idéale : enfants calmes et bien peignés, ménage tenu au cordeau, dîner préparé. Au fil des mois, Louise apprivoise chacun, se rend indispensable. De discrètes notes discordantes se font pourtant entendre : l'étrange impassibilité de Louise et sa solitude, la course éperdue de Myriam écartelée entre amour maternel et désir de réussite.

Quatrième de couverture : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Mon avis : Pour tout vous dire, j'ai longtemps hésité avant de me plonger dans ce roman. Comme tous les prix Goncourt, j'avais très envie de le lire. Mais, ce n'est pas tout à fait le bon moment pour moi. J'en profite en effet pour vous annoncer qu'à l'heure où je publie cet article, je suis enceinte de 5 mois (oui, je voulais le garder un peu pour moi avant de vous l'annoncer). Au moment où se posent les questions de garde, c'était pas forcément judicieux de lire ce roman qui a eu un écho particulier pour moi.
Et puis, l'écriture m'a emportée : simple, efficace, sans en faire trop l'auteur réussit à nous plonger dans l'angoisse de l'attente. On sait que le drame va arriver mais on ne sait pas pourquoi (ça vous rappelle quelque chose ?). Il se lit très facilement, très vite et pourtant c'est un récit qui résonne en nous et qui laissera un certain malaise chez le lecteur pendant longtemps. On s'interroge sur notre monde de vie, sur la facilité que nous avons à faire entrer une étrangère dans notre vie et celle de nos enfants. Est-ce le meilleur des choix ? Sait-on jamais quelles sont les intentions de cette inconnue ? Ou bien peut-on être certain à cent pour cent de sa santé mentale ?  Les faits divers n'arrivent pas précédés de tambours et trompettes, et c'est tellement habituel que des proches soient abasourdis par les exactions de tel ou tel criminel, qui était un voisin si poli, si discret, jamais d'histoire.....et c'est aussi ce qui intensifie l'angoisse, plus dense et sournoise que dans un polar qui traite d'une enquête autour d'un tueur en série : celui-là , on le voit venir, il est l'incarnation du mal, les rôles sont distribués, il est sans doute plus facile à repérer et il ne viendrait à l'idée de personne de l'embaucher pour lui confier ce que l'on a de plus cher au monde ! Mais ici, les victimes comme le criminel sont tellement banals, tellement ordinaires que la suspicion n'a plus de support déviant pour canaliser les craintes.
Le roman contient également une subtile analyse de notre société contemporaine avec notamment des jeunes parents tiraillés entre la réussite professionnelle et les exigences d'une vie familiale. Tout au long du roman, Leïla Slimani, évoque aussi avec pudeur et tendresse à travers les difficultés de leur quotidien, le sort de ces petites gens, souvent immigrées, souvent sans papiers, toujours démunies, ces fantômes urbains qui vivent dans un monde parallèle et vendent leurs compétences domestiques et maternelles, et offrent quelques mots d'amour et d'affection, en baoulé, dioula, arabe, hindi, filipino, russe, aux marmots que leur confient des couples économiquement dominants, pris dans le tourbillon de carrières qui les prive de temps.
La scène inaugurale décrit un tableau aussi horrible qu'irréparable digne des meilleurs scénarios de films d'horreur, en totale contradiction avec le titre du roman qui laisse présager une paisible histoire. Dans les chapitres suivants, Leïla Slimani dévoile l'implacable chronologie des événements qui ont abouti à cet épilogue. La progression lente, implacable, quasi indicible du livre décrit à merveille la pente douce mais inéluctable qui mène Louise à l'abîme. C'est justement cette linéarité dans l'évolution des comportements de la nounou, des enfants et des parents qui rend à souhait le drame que personne n'a pu ou voulu voir venir. La négation de la personne au seul bénéfice de son rôle social, l'effacement de soi pour plaire, le devenir plus, le paraître au-delà des espérances, vivre dans la logique du mérite ... et l'abandon de la responsabilité parentale déléguée, voilà ce qui tisse le coeur même du débat que ce livre doit susciter. Avec beaucoup de talent, elle réussit à émettre des petits indices sur la suite des événements (d'autant plus angoissants), toujours à la limite entre la crise de nerfs et la véritable pathologie et qui peu à peu conduit à l'inéluctable menace qui plane au-dessus de la petite famille.
Sans jamais porter de jugement sur ses personnages, elle utilise une écriture sobre, aussi neutre que l'est un rapport d'autopsie, totalement adaptée à cette autopsie d'une catastrophe annoncée. Elégants et sensibles, les mots sont agréablement assemblés pour former des images émouvantes, teintées d'une poésie mélancolique qui accentue le rythme lancinant du roman. Finalement, le récit de Leïla Slimani dépeint avec une certaine distance le mécanisme d'une impitoyable aliénation sociale, morale, sentimentale et psychique qui transforme une pauvre créature sans amour en machine à tuer. La fin risque d'en décevoir certains mais je pense que la direction prise est délibérée. On ne peut pas tout expliquer de l'humain qui lui, n'est pas une machine.

samedi 4 novembre 2017

Cure Solution Anti Fatigue Soin vitalité 24h de Yves Rocher

Cure Solution Anti Fatigue Soin vitalité 24 h, 50 ml

C'est une crème destinée à toutes les catégories de femmes, pas d'âge cible, adapté au mode de vie des citadines, à la peau marquée par le manque de sommeil, la pollution, ça au moins c'est dit. Vous avez le teint terne, la plupart de vos soins habituels ne fonctionnent plus, c'est la crème qui est faite pour vous. Du moins, c'est ce qu'en dit la marque. 
Attention, ce n’est pas un soin quotidien, c’est un soin de cure qui s’utilise pendant un mois. Adaptée au jour comme à la nuit, vous pouvez l'appliquer comme bon vous semble. La promesse est d'avoir plus une peau tonique et lissée grâce à l'action de la vigne rouge (et oui, pour la circulation sanguine bien sûr). Enfin, moi, je trouve que la texture est assez grasse. Comme crème de jour, vous risquez de briller un poil, et pas seulement si vous avez la peau grasse. Ceci dit, elle est facile à étaler et assez agréable à utiliser. Autant vous dire que le pot est beaucoup trop grand pour l'utilisation que j'en ai faite.

Comme d'habitude, Yves Rocher opte pour des couleurs qui évoquent la nature. Son vert si caractéristique fait référence à l'utilisation des plantes. Hormis la vigne rouge, y a pas grand chose de plus (vous voyez la petite feuille sur le couvercle ?), enfin c'est sans compter toute la liste d'ingrédients de produits chimiques... Bon dans l’ensemble rien d’anormal ou de bien dangereux sauf le BHT utilisé comme antioxydant dans toute une série de matières premières lipophiles (huileuses), pour les empêcher de rancir (voir les différentes enquêtes d'UFC-Que choisir à ce sujet).

L’odeur quant à elle, est caractéristique des produits Yves Rocher, quiconque à un jour utilisé une de leur crème de visage saura de quoi je parle...

Malheureusement, je n'ai pas vu les résultats escomptés. Rien. Nada. Pour moi, c'est un gros flop. Je ne la recommande pas du tout. Et en plus, elle n'est pas donnée du tout !
Bon hormis le problème de son efficacité, ça reste une crème hydratante, mais bon, vous en avez des moins chères. Elle n'a pas fait de mal à ma peau, pas de rougeurs ou problèmes de boutons. Bilan après l'arrêt de la cure : toujours pas d'effet donc rien de perdu non plus...

Son prix : 32, 50 € hors avantages abonnées.

lundi 30 octobre 2017

Les raisins de la colère, John Steinbeck

Les Raisins de la colère par Steinbeck Résumé : Années 1930, Oklahoma. Tom Joad est libéré de prison suite à un homicide involontaire. Il retourne à la ferme familiale mais une mauvaise surprise l'attend : la ferme a été saisie par une banque et sa famille, totalement ruinée, est sur le départ. Elle s'apprête à partir en Californie, avec l'espoir de trouver un emploi et de vivre dignement.
La famille Joad, partagée entre la peine de devoir quitter "la terre de ses pères" et l'espoir d'une vie meilleure, entame donc un long périple sur la route 66, à travers les grandes plaines de l'ouest, en direction d'une Californie mythifiée. Mais le voyage ne se fait pas sans difficulté. La dislocation de la famille commence.
La famille Joad arrive finalement en Californie et réalise rapidement que, non seulement il n' y a pas assez de travail pour tous les immigrants et qu'elle devra vivre dans des conditions de vie effroyables, mais également que les "Okies" sont craints et haïs par les autochtones qui ne voient en eux que des marginaux et des agitateurs potentiels.
Malgré les difficultés, la famille Joad ne perd pas espoir et, malgré la faim, la pauvreté et l'injustice, mobilise toute son énergie pour essayer de s'en sortir...

Quatrième de couverture : Le soleil se leva derrière eux, et alors... Brusquement, ils découvrirent à leurs pieds l'immense vallée. Al freina violemment et s'arrêta en plein milieu de la route. - Nom de Dieu ! Regardez ! s'écria-t-il. Les vignobles, les vergers, la grande vallée plate, verte et resplendissante, les longues files d'arbres fruitiers et les fermes. Et Pa dit : - Dieu tout-puissant ! ... J'aurais jamais cru que ça pouvait exister, un pays aussi beau.

Mon avis : Une écriture simple, parfois un peu longuette mais indéniablement dotée de talent (quand on est Prix Nobel de littérature, en général, c'est gage de qualité). On croirait voir un film, le lecteur est propulsée dans cette vie misérable. La vraisemblance du décor, de l'argot, l'humanité des personnages, tout est mis en scène et pourtant tout est réel. Attention, la lecture de ce roman est très dure comme tout récit sur la misère. Il faut pouvoir le supporter ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Le livre est construit sur une alternance des chapitres : un sur l'histoire des Joad et un plus élargi sur ce que vivent l'ensemble des familles délogées et qui comme eux doivent survivre dans un monde hostile qu'ils ne comprennent pas. Une façon comme une autre d'interpeller le lecteur et de le faire réfléchir sur le monde qui l'entoure.
La description d'une réalité économique après la crise 1929 qui a vu le monde agricole se transformer pour devenir une exploitation du monde capitaliste, c'est un peu le début de la fin pour nous. Ce livre dépasse de loin les frontières des États américains, c'est une allégorie de l'immigration en général. Les Africains, Sud-Américains, Asiatiques qui arrivent péniblement au fond d'un container, sur un radeau ou par quelque autre moyen sommaire et dangereux en Europe ou dans n'importe quelle autre terre soi-disant "promise" doivent vivre à peu près la même chose que les Joad des années 30 aux États-unis, une quête de l'Eldorado et de la terre promise pour gagner un peu de dignité et de quoi nourrir sa famille. La description de notre monde moderne passe par le mépris des locaux qui regardent ces miséreux comme des envahisseurs. De l'autre côté, nous voyons tous les gestes d'entraide, les partages de la dernière bouchée, le refus de donner pour ne pas humilier la personne qui est pauvre, le père qui se sacrifie pour son enfant et cet honneur auquel ils tiennent…
Le deuxième aspect, c'est l'évolution de la famille Joad. Avant l'éclatement de la famille traditionnelle, il y avait une structure précise : l'homme était le pilier de la famille et, chacun avait sa place et, même le grand père, avait encore le premier droit de parole même s'il n'était plus actif. Ils avaient aussi tout un ensemble de valeurs que chacun devait respecter. Tout au long de la route, on voit les familles se regrouper et, sans voter quoi que ce soit, établir des règles de fonctionnement pour que tous et chacun soient respectés. La mère a pris une plus grande place mais elle le dit elle-même, ce n'est que temporaire. Même si on est encore dans le malheur, on sait que quelque chose doit et va arriver.


Résultat de recherche d'imagesPour aller plus loin : Beaucoup de vieux films sur l'émigration existent (et je ne parle pas que de l'adaptation cinématographique de John Ford) que ce soit les vieux films sur l'immigration italienne (voire le cinéma italien des années 1960) ou sur la pauvreté aux Etats-Unis. Beaucoup d'expositions photo également en ce moment sur les bidonvilles de l'époque. Je trouve très important de se rappeler ce par quoi nos ancêtres sont passés pour obtenir ce que l'on a aujourd'hui. Cela remet un peu les choses en perceptive. Les sacrifices de la classe moyenne d'aujourd'hui ne sont pas forcément les pires.

jeudi 26 octobre 2017

Fantasy 3-in-1 Blush Highlighter Eyeshadow de Manna Kadar

 Fantasy 3-in-1 Blush Highlighter Eyeshadow, 3 gr

Il y a quelques mois, je vous avais parlé d'une nouveauté, un duo de chez Manna Kadar Cosmetics composé d'un bronzer et d'un illuminateur (que j'utilise en point lumière pour les yeux) dont j'ai été vraiment très satisfaite. Du coup, j'ai eu envie de reprendre un de leur produit pour le teint. Même si je ne l'utilise pas au quotidien, j'avais dans l'idée de prendre un bronzer. La marque Manna Kadar Cosmetics est connue pour ses produits à double-emploi conçus pour faciliter le quotidien.

Je me suis tournée vers ce produit au nom compliqué parce que je trouvais la couleur tellement belle et flatteuse (désolée mais il n'en existe qu'une seule, déjà que de trouver ce produit n'est pas une mince affaire, si ce n'est sur Birchbox...). Clairement, le produit vante trois utilisations donc (gain de temps et économie ) : blush, illuminateur et ombre à paupière. Je trouve que la teinte est un peu trop foncée pour l'utiliser comme blush et comme illuminateur mais pourquoi pas ? En tous cas, comme ombre à paupières, là, je dis oui. Mais je n'attends pas que le marketing me dise quoi faire avec le produit, je l'utilise déjà comme je l'entends et où je l'entends.

Le packaging est toujours aussi sobre : un boitier noir et un couvercle transparent qui permet d'avoir un bon aperçu de la teinte. La taille est correcte : je trouve qu'il y a assez de produit et qu'on peut y plonger son pinceau sans problème. Plus grand, je trouve que c'est du gâchis puisque je ne l'utilise pas toujours et qu'il est conseillé de changer régulièrement ses produits pour le teint. Ceci dit, je trouve que le boîtier n'est vraiment pas facile à ouvrir. On a peur de le casser mais en même temps, il faut beaucoup forcer et à la longue, c'est un petit bémol qui a tendance à me saouler...

Comme son nom l'indique en français, la poudre de soleil s'utilise plutôt l'été. J'aurais dû m'en souvenir avant de l'utiliser... La couleur est beaucoup trop foncée pour ma carnation et avec des micro nacres qui ne sont pas adaptées à la saison. Il donne un effet bonne mine mais du genre "bronzée" qui du coup, jure un peu avec le temps. Après, si vous prévoyez de partir prochainement au soleil, ça peut être le produit que vous recherchez.

Néanmoins, en ce qui concerne le produit en lui-même, il est top. Il s'estompe facilement, il n'est ni poudreux, ni trop compact. Il se fond parfaitement dans la peau et permet de travailler la matière assez facilement pour créer un jeu d'ombres avec cette petite subtilité pailletée. Si vous souhaitez plus d'intensité, il suffit d'humidifier votre pinceau (en creux de paupière par exemple). En ce qui concerne la tenue, j'ai trouvé qu'elle était plutôt correcte sans avoir rien d'exceptionnel.

Malheureusement, je pense que je vais le ranger et le garder pour cet été, ce sera beaucoup plus pertinent. D'ailleurs, j'ai tout de même un point négatif à soulever : il contient du paraben...

Son prix : 17 €
 Dommage qu'il n'existe pas en plusieurs teintes et qu'il soit aussi difficile d'accès

dimanche 22 octobre 2017

De sang froid, Truman Capote

De sang-froid  par Capote Résumé : Truman Capote découvre dans le New York Times du 16 novembre 1959 le quadruple meurtre d'une famille de fermiers à Holcomb dans le Kansas. Il pense alors en faire un roman-réalité et réussit à convaincre le New Yorker d'enquêter lui-même sur l'affaire. Des années après avoir écrit ce roman, sa rencontre avec un des assassins Perry Smith, fou de littérature, le hantera à jamais et Capote tombera dans la dépression, l'alcoolisme et la drogue.

Quatrième de couverture : Il était midi au coeur du désert de Mojave. Assis sur une valise de paille, Perry jouait de l'harmonica. Dick était debout au bord d'une grande route noire, la Route 66, les yeux fixés sur le vide immaculé comme si l'intensité de son regard pouvait forcer des automobilistes à se montrer. Il en passait très peu, et nul d'entre eux ne s'arrêtait pour les auto-stoppeurs...
Ils attendaient un voyageur solitaire dans une voiture convenable et avec de l'argent dans son porte-billets : un étranger à voler, étrangler et abandonner dans le désert.
Le roman culte inspiré à Truman Capote par un terrible fait divers.

Mon avis : Les faits divers un peu sordides, j'adore ça. J'en éprouve une fascination morbide. Après, le plus important c'est que la mise en scène soit efficace et que l'écriture soit fluide et bien construite. Dans ce roman inspiré de faits réels, on suit l'enquête de l'écrivain pour reconstituer le chemin des deux tueurs. Il en fait un portrait des plus humains. Ces deux êtres misérables sont tout ce qu'il y a de plus ordinaire finalement. On le découvre peu à peu à travers la structure du récit : 
Les faits sont connus dès le début du roman, qui commence par un chapitre intitulé "les derniers à les avoir vus en vie", l'auteur commence par décrire la petite ville de Holcomb, puis tous les protagonistes de l'affaire dont les quatre victimes en annonçant leur mort prochaine, ce qui est pour le moins inhabituel dans un roman. Ceci dit, le lecteur est bien averti de la fin de l'histoire. La lecture s'avère quelque peu déroutante au départ car rien n'est caché jusqu'au moment du meurtre.
Par la suite, plutôt que de décrire le crime en détail, Capote préfère sauter le fait principal et suivre les deux hommes dans leur course poursuite vers l'inconnu en disséquant leurs moindres faits et gestes. On se doute qu'ils se feront attraper mais on ne sait pas où, comment et surtout quand. 
Par ailleurs, Capote s'intéresse fortement à la psychologie des deux jeunes meurtriers et fait état de leur passé pour dresser un portrait à la fois terrifiant et attendrissant des deux compagnons d'infortune (au sens propre du mot), et plus particulièrement pour le personnage de Perry, à qui finalement on s'attache au fil du texte, tout comme ses geôliers qui apprennent à mieux le connaître. 
En terminant le livre, on comprend mieux pourquoi Truman Capote a choisi délibérément le titre De sang-froid, pour décrire à la fois le comportement des deux tueurs et plus particulièrement celui de Perry au moment des faits mais également le système procédurier insoutenable et implacable de la peine de mort en vigueur aux Etats-Unis. En effet, la fin du récit décrit minutieusement (c'est même un tantinet long) l'attente, au-delà du procès, de l’exécution avec force détails sur les protagonistes mais également sur les autres détenus. Un livre qui finalement nous fait réfléchir sur plusieurs sujets et qui ne se limite pas au voyeurisme du crime. 
J'ai trouvé que malgré l'implication totale de l'auteur dans son écriture, il laisse le soin au lecteur de se faire une opinion. Il ne cherche jamais à l'influencer, il se contente de lui livrer les faits bruts. Le récit est minutieux, on a l'impression de voir un documentaire. Il ne cherche pas à apitoyer son lecteur, pas plus qu'il ne cherche à enfoncer les deux meurtriers. Les différents plans s'enchainent. Le style est simple, voire dépouillé, Truman Capote semble totalement détaché, et c'est ce qui rend son récit d'autant plus fort.

Pour aller plus loin : Bien évidemment, on peut courir voir l'adaptation cinématographique de Bennett Miller en 2006 avec Phillip Seymour Hoffman, rôle qui lui a valu un oscar. Sobrement mis en scène, l’histoire de cette enquête atypique est également servie par une belle photo, et les seconds rôles y sont impeccables

mercredi 18 octobre 2017

Test, Déodorant 0 %, Sanex

Résultat de recherche d'images pour "déodorant sanex compressé"Déodorant Zéro %, 100 ml

Comme vous le savez, je n'ai pas l'habitude d'utiliser des déodorants en atomiseur qui sont très mauvais pour l'environnement et pour la santé. Néanmoins, j'ai été intriguée par les promesses de celui-ci au nom plus que prometteur avec 0 % de paraben, d'alcool et d'aluminium. Bingo, c'est ce que je recherche. Je me suis dit que le format était petit et que, bon, somme toute s'il y avait un effort de fait sur la composition et sur l'écologie, moi aussi je pouvais en faire un.
Je n'avais encore donc jamais tester les déodorants compressés sortis par le groupe Unilever. Le principe est simple : on fait plus avec moins. C'est-à-dire que le déodorant promet une efficacité égale avec moins de produit : un gain de place dans sa salle de bain avec des bouteilles plus petites mais aussi donc, moins de pollution pour l'environnement. Enfin, la contenance du produit dans la bouteille est la même mais le gaz est compressé de manière à le faire tenir dans un contenant plus petit, ce n'est déjà pas pareil...
Côté composition, je n'ai rien à dire, c'est le principe que je recherche. Mais j'ai lu récemment une enquête parue dans 60 Millions de Consommateurs qui m'a fait déchanter. Derrière ces beaux arguments marketing et un nom tape à l'oeil, ce déodorant contient une foule de produits allergènes et de perturbateurs endocriniens. Autant vous dire que pour le moment, je ne vais pas par quatre chemins, je bannis ces produits de ma salle de bain. 
Côté efficacité, oui, je trouve que la promesse est tenue. Alors on se sent fraiche pour toute la journée, aucune odeur de transpiration. Bref, c'est un bon déodorant.
Mais là où je ne suis pas du tout satisfaite c'est qu'Unilever peut faire le beau avec son innovation au top avec des déodorants compressés mais là, je ne suis pas d'accord. Conformément aux conseils d'utilisation, j'ai donc appliqué comme d'habitude mon déodorant de manière quotidienne avec autant de produit. Et bien j'ai vu la bouteille se vider à vitesse grand V. L'air s'est échappé très rapidement de la bouteille. On la sent vraiment plus légère de jour en jour. Puis, plus rien au bout de même pas quinze jour. Côté économie et protection de l'environnement, vous repasserez. Pour moi c'est un flop et un gros.

Son Prix : environ 4, 20 €

vendredi 13 octobre 2017

Les Borgia - La pourpre et le sang, Jean-Yves Boriaud

Jean-Yves Boriaud - Les Borgia - La pourpre et le sang.Résumé : Ce livre retrace comment les Borgia furent gens d’Eglise. Deux papes : Calixte III et Alexandre VI; un cardinal : César; une franciscaine tertiaire : Lucrèce; et bien d’autres encore. Il s’agit de parler d’Histoire, loin des approches avilissantes entretenues par les fictions littéraires et cinématographiques. Ce livre n’est pas pour autant une tentative de réhabilitation et ne fait pas l’impasse sur leurs fautes.

Quatrième de couverture : Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces "Borja" vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains.
Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan.
Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

Mon avis : Jean-Yves Boriaud, professeur émérite de langue et littérature latines à l'université de Nantes, spécialiste de la Rome renaissante, a traduit des grands textes humanistes, dont les Lettres de vieillesse de Pétrarque, Le Prince et L'Art de la guerre de Machiavel. En 2015, il reçoit le prix Provins Moyen Age pour sa biographie de Machiavel. Mais malgré ce beau CV, m'est avis qu'on n'est pas forcément bon historien et bon écrivain. En effet, je trouve que ses phrases ne sont pas structurées. Elles sont très longues et parfois on perd un peu de vue le sujet principal. C'est mon avis personnel mais je ne trouve pas l'écriture très fluide.
Toutefois, si « les Borgia » doivent l’essentiel de leur notoriété à trois personnages, Rodrigo (Alexandre VI) et à ses enfants, César et Lucrèce, ils subissent en réalité, et depuis longtemps, les effets d’un double regard. L’un, bienveillant – en Catalogne -, exalte son histoire… catalane. Du côté de Valence, ceux que l’on appelle encore les Borja bénéficient d’une sollicitude érudite aussi bien que touristique : les généalogies savantes de ses différentes branches fleurissent dans la région. Quant à l’autre regard, italien celui-là, il est nettement moins bienveillant et scrute ce qui devait être l’apogée de la carrière des Borgia, lorsque arriva pour eux le moment d’atteindre à la dignité européenne suprême, le pontificat.
L'auteur permet de nuancer un peu les propos sur les Borgia : l’historien regrette la diabolisation systématique de cette famille dont les visées politiques ont souvent dépassé les intérêts familiaux. Le temps des Borgia a été, nous rappelle-t-il, celui de la chute de Constantinople et donc celui d'une Rome armée, toujours en état de guerre civile larvée.
Pourtant l’historien ne cherche point à en rajouter : César n’a sans doute pas fait assassiner son frère ni entretenu de rapports incestueux avec sa sœur Lucrèce. Le fameux poison n’a peut-être été que légende.
Légende déjà bien installée avec les racontars d’un Sforza, son premier époux, renvoyé par les Borgia et peu ravi de devoir admettre, pour faire annuler son mariage, une supposée impuissance… D’autant que la légende Borgia a été solidement forgée et encadrée par une armada de chroniqueurs contemporains, communiant tous dans la haine de cette famille.
Les enjeux dépassent pourtant ici le niveau de l’anecdote, aussi édifiante ou scabreuse soit-elle, puisqu’ils touchent l’idée même de papauté, en un moment charnière de son histoire où se joue, en particulier, son image au sein du monde chrétien : sur quoi le prince de l’Eglise doit-il fonder son autorité ? Sur son excellence morale ? Ou, à l’instar des autres princes du temps, sur une puissance bien matérielle ? Mais qui dit puissance, à l’époque, dit territoire sur lequel s’appuyer. Et pas d’autre solution alors pour le pape que de se tailler, militairement, un domaine bien au-delà du traditionnel Patrimonio qui lui est dévolu. L’association Alexandre et César reproduit alors le duo moteur de la vie politique italienne de la Renaissance, celui que forment le prince et son chef d’armée – son condottiere -, duo solidifié, dans le cas des Borgia, par les liens du sang. De là l’accusation de népotisme outrancier dont la postérité accablera les Borgia.
Les Borgia : Le Pape et le Prince par Brion
Pour aller plus loin : Suivant la même ligne directrice mais avec une écriture plus fluide, vous pouvez aller jeter un coup d'oeil si ce n'est déjà fait à la biographie écrite par l'historien Marcel Brion dont je vous ai déjà parlé un peu plus tôt cette année. Je dirais que cela complète un peu celle-ci pour son aspect historique mais est beaucoup moins alimentée par les anecdotes et les amours des Borgia.

dimanche 8 octobre 2017

Test Masque multivitamines, Phytorelax


MASCHERA VISO PURIFICANTE DEFATICANTE aMasque visage purifiant et défatiguant


Cela faisait quelques temps que j'avais envie de tester la marque Phytorelax, qui utilise les bénéfices naturellement présents dans les fruits et les huiles essentielles. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, c'est une marque de cosmétiques italienne qui utilise les principes de l'aromathérapie. En effet, la composition de leurs produits est des plus attirantes : sans paraben, sans huiles minérales, bio, vegan et j'en passe. Et pourtant, le choix est loin d'être limité : il existe plusieurs gammes destinées à différents besoins et autant de produits parfumés pour répondre aux goûts des clients.
J'ai jeté mon dévolu sur un produit qui présente 98 % d'ingrédients d'origine naturelle. C'est un masque aux enzymes de fruits. Vous avez sûrement entendu parler de cette tendance qui consiste à nettoyer la peau en profondeur sans avoir à frotter comme des malades. Tout le boulot est fait par l'acidité naturelle contenue dans les fruits. Bourré de vitamines A, C, E (non, ce n'est pas un jus de fruits même s'il en contient), il promet donc un teint visiblement moins terne et resplendissant. Il est conseillé de l'utiliser deux fois par semaine pour en voir les effets.

Le package est assez simple : fond blanc, écriture noire, deux trois couleurs pour rappeler les fruits. C'est écrit en anglais ou en italien donc assez limitatif pour l'usage de tous... Ceci dit, je suis sûre que vous vous en sortirez pour comprendre les conseils d'utilisation, faut pas avoir BAC+5.
 
Ce que j'aime dans ce produit, c'est qu'il s'adapte à tous les types de peau. En fonction de vos besoins, vous modulez le temps de pose (et c'est donc évolutif avec les besoins de votre peau) : 10 minutes pour les peaux sèches et 15 pour les peaux grasses. 
Bien que cela soit un masque à base de fruits, la texture ressemble à celle des masques à l'argile (mais n'en a pas du tout la couleur). Il faut en mettre en couches bien épaisses sur le visage (on ne doit plus voir la peau en transparence) et cela se fige en séchant. D'ailleurs, de ce côté-là, je trouve qu'il faut beaucoup de produit à chaque utilisation et qu'à ce rythme, le tube risque de se vider très vite. Ensuite, à vous de voir si vous supportez ou si vous souhaitez écourter le temps de pose. Il est évidemment conseillé d'attendre que la matière soit sèche avant de rincer. 

L'odeur est assez discrète et légèrement fruitée. C'est assez agréable sans être entêtant. 

Après avoir retiré le produit, la peau est toute douce. On a vraiment l'impression d'avoir fait un bon nettoyage en profondeur. Je n'ai pas noté un gain d'éclat particulier néanmoins mon grain de peau est plus affiné. Les traits sont visiblement moins tendus et effectivement, j'ai la mine moins fatiguée, moins froissée. Dommage que ces effets ne durent pas.

Vous pouvez vous procurer les produits directement sur l'eshop.